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Un accueil blanc
 
MONTRÉAL | 7 octobre 2014
Un accueil blanc
Plus souvent qu’autrement, une visite impromptue du directeur général ou du propriétaire peut être stressante pour les joueurs, qui ont tout avantage à faire preuve du meilleur comportement jusqu’à ce que ce dernier quitte les lieux. Par contre, les hauts dirigeants des Canadiens de la fin des années 1970 et du début des années 1980 ont découvert que ce n’étaient pas seulement les joueurs qui devaient se surveiller.

Reconnu pour sa capacité à jouer des coups pendables avec autant de perfection qu’il exécutait des jeux sur la patinoire au sein du « Big Three » à la ligne bleue du Tricolore, Guy Lapointe n’hésitait pas à faire de nouvelles victimes, peu importe qui était la cible. Chaque fois que le directeur général Irvin Grundman ou le président Ronald Corey descendait pour une rare visite dans le vestiaire de l’équipe, « Pointu » s’assurait qu’ils se souviennent bien de lui.

« À l’époque, tous nos dirigeants portaient les vestons bleu foncé des Canadiens partout où ils allaient », raconte l’ancien défenseur Gaston Gingras, qui a été le coéquipier de Lapointe pendant trois saisons à Montréal. 
    
Entrant dans le vestiaire avec ce veston sport pressé à la perfection ils étaient forcés de passer devant un certain casier.

« Quelqu’un d’important comme monsieur Grundman entrait dans la chambre et "Pointu" se mettait à l’œuvre », rappelle Gingras. « Il se mettait de la poudre pour bébé dans la main et il allait lui donner une bonne tape dans le dos lui disant quelque chose du genre ‘Je suis content de vous voir’! »

Alors que ses coéquipiers s’efforçaient de camoufler leurs rires, Lapointe restait de marbre alors que la poussière de la poudre formait un petit nuage au-dessus de sa victime. Dans certains cas, il fallait des heures avant que la cible découvre le souvenir signé Lapointe sur son vêtement.

 « Pauvre monsieur Corey – Guy l’a pris plusieurs fois au piège comme ça », raconte Gingras en riant. « Il passait la journée dans des réunions sans avoir idée qu’il avait une trace de main en poudre imprimée sur le veston. Guy a joué le tour à monsieur Molson, à monsieur Grundman, bref personne n’était hors limite pour Lapointe ».

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