NHL Network
Ce contenu requiert l'installation d' Adobe Flash Player 10

Articles

POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE
Pour le meilleur et pour le pire
 
MONTRÉAL | 17 mai 2011
Pour le meilleur et pour le pire
Quel est le cadeau le plus approprié pour souligner les fiançailles d’un(e) ami(e)? De la vaisselle? Un robot culinaire? De l’argent comptant? Pourquoi pas un voyage tous frais compris… en prison?

Seulement quelques mois précédant leurs mariages respectifs en 1987, les défenseurs des Canadiens Mike Lalor et Chris Chelios ont quitté le Forum après l’entraînement par un bel après-midi, pour rencontrer quelques coéquipiers pour un repas. Malheureusement pour les futurs mariés, des policiers de Montréal avaient d’autres plans en tête.

«Alors que j’étais en direction du restaurant, un agent de police qui faisait sa ronde autour du Forum m’a arrêté», raconte Lalor. «Il m’a dit : ‘Mike, qu’est-ce qui se passe? J’ai bien l’impression que tu n’as pas réglé tes contraventions de stationnement’».

«Je n’avais aucune idée à quoi il faisait référence», affirme l’ancien défenseur en esquissant un sourire. «Le policier m’a dit : ‘J’ai un mandat d’arrestation contre toi’. Il était poli, mais c’était comme s’il me disait : ‘Mike, nous n’avons pas le choix!’, et il m’a menotté.»

Heureusement pour Lalor, il n’allait pas passer l’après-midi en solitaire dans sa cellule.

«Ils ont pris Chelly au même moment. Je les ai vu faire rentrer Chris et il disait à tous les autres policiers que le gars devait être un partisan des Nordiques ou quelque chose du genre», raconte Lalor en riant. «Le policier a joué son rôle nous disant qu’il devait y avoir une erreur et qu’il allait vérifier ce qui se passait, mais entre temps, nous devions passer la nuit derrière les barreaux!»

Cette nuit en prison ne s’est jamais produite grâce à leurs coéquipiers Chris Nilan et Guy Carbonneau. Ils sont venus à leur rescousse et ont ‘réglé’ la caution pour libérer les deux lascars.

« Nous avons été retenus pendant au moins une heure et demie et nous commencions à être un peu nerveux. «Knuckles » et Carbo sont arrivés prétendant qu’ils venaient d’apprendre à la radio ce qui s’était passé et qu’ils étaient venus aussi vite que possible», poursuit Lalor. «?Dès que nous les avons vu sourire nous savions qu’ils avaient tout planifié.»

Ils n’ont probablement pas eu à payer un sou pour les sortir de leur mésaventure, mais au moins les joueurs de tours du Tricolore se sont occupés de l’addition du repas après avoir libéré leurs coéquipiers du cachot.