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TOURTEREAUX À LA MÉLASSE
Tourtereaux à la mélasse
 
MONTRÉAL | 5 novembre 2009
Tourtereaux à la mélasse
Allumer des cigares pour célébrer une naissance, fracasser des bouteilles de champagne pour baptiser un nouveau bateau ou lancer son chapeau dans les airs lors de la collation des grades – certaines traditions de longue date marchent main dans la main avec presque tous les grands moments de la vie. Comme certains joueurs des Canadiens l’ont rapidement découvert en 1979, le vestiaire de l’équipe n’était vraiment pas l’endroit pour annoncer ses noces.

« Dans ces années-là, les joueurs avaient un rituel de couvrir les gars qui se mariaient de goudron et de plumes. En fait, ils utilisaient de la mélasse à la place du goudron, mais vous pouvez vous faire une idée de ce qui se passait », confie l’ancien ailier droit du Tricolore Mark Napier qui a évolué à Montréal de 1978 à 1984. « Je m’étais fiancé quelques semaines plus tôt et j’étais dans la douche quand ils m’ont pris, ils m’ont mis des pantalons de jogging et m’ont complètement couvert de mélasse et de plumes.  Danny Geoffrion, qui s’était récemment fiancé de son côté, avait également eu ce privilège. »

Travaillant avec la même précision qui a permis à l’équipe de remporter quatre coupes Stanley consécutives dans les années 1970, les Guy Lapointe, Serge Savard, Steve Shutt, futurs membre du Temple de la renommée et les 24 autres complices volontaires ont garni les futurs mariés de ce mélange collant. Satisfaite du résultat de cette « transformation extrême », l’équipe faisait marcher les deux attaquants plumés dans les rues les plus achalandées de Montréal pour le plus grand plaisir de leurs partisans adorés.

« Ils nous ont menottés à l’extérieur du resto-bar Thursday’s en pleine rue Crescent puis ils sont rentrés dans le restaurant pour une rencontre d’équipe. Ils nous ont laissés là, dehors sur la rue », rit encore Napier en se rappelant cet épisode marquant. « C’était au mois de septembre, alors il faisait encore assez chaud, mais jusqu’à deux ou trois heures du matin, nous étions les deux attachés dehors avec des personnes qui nous fixaient et prenaient des photos en passant. »

Si les deux lascars ont raté tout ce qui s’est passé à la réunion d’équipe ce soir-là, Napier a vécu une leçon de première main sur ce qu’une équipe est capable d’accomplir quand tous ses joueurs travaillent ensemble.

« J’aurais probablement été en mesure de dire qui était le chef de la bande », a renchéri Napier. « Mais c’était vraiment un effort d’équipe. Tous les gars étaient littéralement dans le coup. »

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