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Les ordres du patron
MONTRÉAL | 11 novembre 2009
Quoi de mieux qu’un bon vieux tour exécuté à la perfection pour mettre de la vie dans son milieu de travail et resserrer les liens entre collègues? Il faut admettre qu’il est difficile de trouver mieux. Que ce soit en cachant des araignées en plastique dans le tiroir d’un ami à l’Halloween, de remplir le sucrier de sel un 1er avril ou simplement de composer un courriel terrifiant en se faisant passer pour le patron, les farces au bureau sont le moyen parfait de déclencher une vague de rires. Que se passe-t-il toutefois quand le patron est de la partie?
Grand joueur de tours, le directeur général des Canadiens Serge Savard n’a pas raté l’occasion de faire valoir ses talents aux dépens de la recrue Claude Lemieux, lors de la saison 1985-1986. Selon le coéquipier de Lemieux, Gaston Gingras, les voyages à l’étranger offraient le contexte parfait pour initier un nouveau membre du Tricolore.
« Nous étions à New York et Claude n’avait pas encore disputé beaucoup de matchs – il était encore en tout début de carrière », raconte Gingras, qui a joué trois saisons avec Lemieux à Montréal. « Serge l’appelle à sa chambre d’hôtel et lui dit de se dépêcher à descendre pour se rendre tout de suite au lieu d’une entrevue. »
Prêt à tout et désirant impressionner Savard, l’athlète de 20 ans descend les marches en trombe et siffle un taxi, espérant ne pas arriver en retard pour ce rendez-vous.
« Serge lui avait donné une adresse et lui a dit de l’écrire sur un bout de papier pour le remettre au chauffeur qui le conduira à l’endroit en question », explique Gingras. « Cette adresse se trouvait environ à une heure de l’hôtel et quand le taxi est finalement arrivé sur place, Claude est descendu, mais il n’y avait aucune station de radio, ni journaliste, ni équipe de télévision, personne. »
Confus, mais aucunement disposé à baisser les bras, le jeune ailier droit a attendu, entrant dans chaque édifice à bureaux du coin pour tenter de trouver son interviewer fictif. Résigné à lancer la serviette, il a tenté de contacter son D.-G. pour savoir si le journaliste avait téléphoné pour annuler l’entrevue.
« Il a dû essayer de rejoindre Serge huit ou neuf fois, mais Savard ne répondait pas », ricane encore l’ancien défenseur des Canadiens. « L’adresse que Serge lui avait remise existait, mais c’était celle d’un entrepôt. Claude a abandonné et il a sauté à bord d’un taxi pour la séance de patinage matinale, mais il est arrivé en retard à cause des bouchons de circulation. »
« Ce qu’il y a de plus drôle dans cette histoire c’est que Serge nous avait parlé de son coup, mais il n’avait pas encore dit un mot de tout cela à notre entraîneur Jean Perron, alors Perron a engueulé Claude sur la patinoire à cause de son retard », raconte Gingras. « Claude était tellement stressé, il en tremblait dans ses patins. C’était une bonne blague, une belle façon de souhaiter la bienvenue à une recrue au sein de l’équipe. Claude a ensuite explosé en séries éliminatoires et nous avons remporté la coupe cette année-là. Il faut croire que le plan de Serge a porté fruit! »
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« Serge lui avait donné une adresse et lui a dit de l’écrire sur un bout de papier pour le remettre au chauffeur qui le conduira à l’endroit en question », explique Gingras. « Cette adresse se trouvait environ à une heure de l’hôtel et quand le taxi est finalement arrivé sur place, Claude est descendu, mais il n’y avait aucune station de radio, ni journaliste, ni équipe de télévision, personne. »
Confus, mais aucunement disposé à baisser les bras, le jeune ailier droit a attendu, entrant dans chaque édifice à bureaux du coin pour tenter de trouver son interviewer fictif. Résigné à lancer la serviette, il a tenté de contacter son D.-G. pour savoir si le journaliste avait téléphoné pour annuler l’entrevue.
« Il a dû essayer de rejoindre Serge huit ou neuf fois, mais Savard ne répondait pas », ricane encore l’ancien défenseur des Canadiens. « L’adresse que Serge lui avait remise existait, mais c’était celle d’un entrepôt. Claude a abandonné et il a sauté à bord d’un taxi pour la séance de patinage matinale, mais il est arrivé en retard à cause des bouchons de circulation. »
« Ce qu’il y a de plus drôle dans cette histoire c’est que Serge nous avait parlé de son coup, mais il n’avait pas encore dit un mot de tout cela à notre entraîneur Jean Perron, alors Perron a engueulé Claude sur la patinoire à cause de son retard », raconte Gingras. « Claude était tellement stressé, il en tremblait dans ses patins. C’était une bonne blague, une belle façon de souhaiter la bienvenue à une recrue au sein de l’équipe. Claude a ensuite explosé en séries éliminatoires et nous avons remporté la coupe cette année-là. Il faut croire que le plan de Serge a porté fruit! »
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