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Le veston chanceux
 
MONTRÉAL | 15 octobre 2010
Le veston chanceux
Pour remporter la coupe Stanley, il faut du talent, une bonne chimie d’équipe et du travail acharné. Toutefois, il ne faut pas non plus ignorer le facteur chance, comme l’a découvert Mike Keane en 1993.

Toujours en quête d’originalité pour ajouter à sa garde-robe d’habits noirs, bleus ou gris qu’il portait les jours de match, l’ailier du Tricolore a immédiatement su qu’il venait de faire une trouvaille quand il est tombé sur un veston rouge en magasinant au centre-ville de Montréal.

« Je l’ai aperçu dans une boutique et je l’ai tout de suite acheté », rappelle Keane. « J’ai fait coudre un logo du ‘CH’ sur le devant et des numéros sur les côtés comme Ies placiers, indiquant leur section de travail dans le vieux Forum. »

Après avoir apporté sa touche personnelle au vêtement, Keane avait hâte de le montrer à ses coéquipiers. Le veston devait toutefois n’être porté qu’une seule fois, mais Keane s’est retrouvé à le sortir de la garde-robe à plus d’une occasion au cours du printemps.

« Je ne suis pas superstitieux, mais les gars m’ont poussé à porter le veston quand nous avions besoin d’une victoire », raconte le vétéran de 16 saisons dans la LNH. « Je ne l’ai pas porté pour les deux premiers matchs de la série contre Québec, mais je l’ai fait le soir suivant et nous avons gagné, alors les superstitieux de notre groupe ont commencé à croire que c’était notre veston chanceux et ils m’ont demandé de le porter à nouveau.

« Je dois vous dire que c’était loin d’être un vêtement pour la saison. Il était en grosse laine alors que le mercure oscillait au-dessus des 30 degrés pendant les séries éliminatoires », ricane aujourd’hui Keane, qui l’a porté pour la dernière fois le 9 juin 1993 quand les Canadiens ont vaincu les Kings de Los Angeles ­­pour mettre la main sur la 24e coupe Stanley dans l’histoire du club.

Ayant servi la cause de Keane et des Canadiens, le veston a été rangé en sécurité jusqu’à ce que l’ancien capitaine du Tricolore se tourne à nouveau vers ce porte-bonheur.

« Après 1993, je l’ai rangé pour ensuite le sortir à nouveau en 2000 à Dallas. Je l’ai porté, mais nous avons ensuite perdu quelques matchs alors j’avais compris que la magie n’était plus et je m’en suis départi à l’aréna », raconte Keane. « Ce que je ne savais pas est que Kirk Muller (alors son coéquipier chez les Stars) l’a ramassé et l’a gardé. Un soir d’été, Kirk et moi étions autour d’un feu de camp et il m’est arrivé avec le veston sur le dos. Ainsi donc, je l’ai à nouveau en ma possession. »

Quelle bonne nouvelle! Qui sait si Muller et le Tricolore ne demanderont pas à nouveau un jour de revoir le veston chanceux, disons au printemps…

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