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Parti en 60 secondes
 
MONTRÉAL | 23 septembre 2014
Parti en 60 secondes
La jeunesse est remplie de moments phares : la première journée d’école, le premier baiser, les premiers coups de patin et surtout, la première auto. On en prend soin, on y a fait attention et surtout… on ne veut pas se la faire voler.

C’est malheureusement ce qui est arrivé à Mario Tremblay, quelques jours seulement après qu’il ait mis la main sur son tout nouveau bolide. À sa première saison avec les Canadiens en 1974-1975, le «Bleuet bionique » a décidé de s’offrir un cadeau : une voiture flambant neuve. Il s’agissait pour le jeune homme de 18 ans de son tout premier véhicule. La fierté de finalement posséder sa propre auto transcendait Tremblay, qui avait pris l’habitude de toujours la stationner au même mendroit, à l’arrière du Forum. Erreur de recrue.

Celui qui deviendra plus tard entraîneur du Tricolore sera victime d’une autre de ses erreurs. Comme toutes les autres recrues, Tremblay doit prouver à Scotty Bowman qu’il est digne de faire partie de sa formation, comptant déjà les Lafleur, Lemaire, Cournoyer, Shutt, Mahovlich.

« Après les séances d’entraînement, je faisais souvent du temps supplémentaire, comme toutes les autres recrues », explique Tremblay avant de décrire ce qui devait arriver, arriva. « Une semaine après ma précieuse acquisition, on me chipe mes clés pendant que je suis encore sur la glace ».

Ayant perdu tous ses permis et papiers, qui se trouvent bien sûr à l’intérieur du véhicule, Tremblay se résigne à téléphoner aux forces de l’ordre pour déclarer le vol. Il doit également contacter le concessionnaire au Lac-Saint-Jean, pour obtenir les numéros de série et de plaque. Tentant de mettre tous ses papiers en règle, la fierté d’Alma tombe dans des dédales administratifs. C’est finalement deux jours plus tard que le pot aux roses sera découvert.

« Les joueurs ont réalisé à quel point la perte de ma voiture me rendait misérable. Au début, ils trouvaient cela amusant »,  de poursuivre Tremblay. « Mais avec tous les ennuis inimaginables qui me sont tombés dessus, un d’eux a décidé de vendre la mèche par un message anonyme. »

Vous l’aurez certainement deviné, l’auto n’a pas été volée. Elle a plutôt été « déménagée » à deux pas du Forum, dans le stationnement de la place Alexis-Nihon.

«Et devinez le nom du grand coupable? », de conclure Tremblay. « Bien voyons, nul autre qu’un certain…Guy Lapointe! »

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