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Le pouvoir des fleurs
 
MONTRÉAL | 15 août 2010
Le pouvoir des fleurs
Pour plusieurs joueurs, la perspective de participer à un match ultime des séries éliminatoires est quelque chose d’important. Les mains moites, le cœur qui bat la chamade et une nervosité généralisée en sont généralement les effets secondaires, bien qu’aucun d’eux n’ait dérangé Serge Savard au printemps 1976.

Les Canadiens menaient la série finale 3 à 0 contre les Flyers, détenteurs de la coupe Stanley depuis deux ans, lorsqu’ils se sont amenés au Spectrum de Philadelphie, pour le match numéro 4. Savard et les Canadiens s’approchaient d’un balayage contre les jadis effrayants Broad Street Bullies. À quelques secondes du coup de sifflet initial, alors que tous ses coéquipiers se préparaient tranquillement sur le banc à aller à la guerre, Savard a posé ses yeux sur la renommée interprète des hymnes nationaux pour les Flyers, Kate Smith.

« Tout le mythe autour de Kate existait déjà, bien avant la série finale de 1976 », se souvient l’ancien ailier des Canadiens,

Murray Wilson. « Elle était vraiment une attraction, leur arme secrète. Serge a décidé de détourner l’attention de la foule de sa performance et de déconcentrer les Flyers de n’importe quelle façon, mais je n’avais aucune idée de ce qu’il tramait. »

Au beau milieu d’un « God Bless America » particulièrement inspiré, Savard a calmement mis son plan à exécution.

« J’étais assis sur le banc et Serge avait déjà quelque chose de caché à côté de lui », se souvient Wilson. « Elle était au beau milieu de la chanson lorsqu’il s’est étiré et a ramassé des fleurs. Kate est au centre de la patinoire, les projecteurs braqués sur elle pour sa grande finale et Serge est là, debout à ses côtés, lui tendant un bouquet de roses! »

Confuse, bouquet de fleurs courtoisie des Canadiens, l’ennemi, dans les mains, Smith était comme un chevreuil sur la route qui regarde les phares se diriger vers lui, alors que la foule s’est tournée vers elle.

« Qu’est-ce qu’elle pouvait faire de plus? Elle a pris les fleurs, a marché quelques pas vers le banc des Flyers et les a lancées sur celui-ci », continue Wilson. « Elle n’aurait probablement pas dû les accepter dans un premier temps, mais elle a été tellement surprise que je crois qu’elle ne savait pas ce qu’elle faisait. »

Les Flyers ne le savaient pas non plus. Déterminés à éviter le balayage à la maison et regarder Savard et les Canadiens soulever la coupe cette soirée-là, Bobby Clarke et Cie ont tout de même perdu 5 à 3 aux mains du Tricolore, alors que le règne de terreur des Flyers sur la LNH s’est terminé.

Aucune idée de l’endroit où les fleurs de Serge ont terminé leur course, mais les Flyers n’ont pas mis la main sur la coupe Stanley depuis.

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