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C'est mon bâton!
 
MONTRÉAL | 7 janvier 2011
C'est mon bâton!
La complicité n'est pas une statistique, mais au sein d'une équipe elle a autant d'importance qu'un boulet de Guy Lafleur, une feinte de Jean Béliveau ou une mise en échec de Larry Robinson. Remontons dans le temps pour découvrir quelques moments qui ont contribué à faire des Canadiens une équipe championne.

Serge Savard et John Ferguson ont été coéquipiers de 1967 à 1971 avec les Canadiens. Savard aimait bien jouer des tours, pas aussi pendables que ceux de Guy Lapointe, mais il ne donnait pas sa place. En 1972, Ferguson avait été choisi comme entraîneur-adjoint lors de la Série du siècle contre  les Russes alors que Savard était l'un des six joueurs du Tricolore à  jouer avec Équipe Canada. Au terme du dernier match, Ferguson s'était fait un devoir de faire signer un bâton par tous les joueurs de l'équipe. Durant le voyage de retour, Fergie gardait constamment un œil sur sa nouvelle pièce de collection, ce qui n'avait évidemment pas échappé à Savard.

À l'arrivée, l'équipe fut accueillie par plusieurs dignitaires dont le Premier ministre Pierre-Elliott Trudeau. Ferguson,  le bâton toujours bien en main, suivait Savard pour serrer la main du Premier ministre. Quelle ne fut pas sa surprise quand il entendit Savard dire : « En passant, monsieur le Premier ministre, John Ferguson vous a rapporté ce souvenir autographié de Moscou » et, du même coup, il arracha le bâton des mains d'un Ferguson estomaqué.

Il fallait que Savard et Ferguson soient de très bons amis pour que Savard lui fasse pareil coup, car Fergie était réputé pour avoir la mèche courte.

« Je voulais lui tordre le cou » de se souvenir Ferguson, qui n'a pu que regarder Trudeau remettre le bâton nonchalamment à ses assistants. Fergie n'a jamais revu son bâton, mais il faut croire qu'il n'a gardé aucune rancune envers Savard, puisqu'il lui a offert un contrat pour jouer à Winnipeg en 1981.

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