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En perdre son casque
MONTRÉAL | 29 août 2010
Dans le monde du sport professionnel, les initiations sont un passage obligé et ce n’est pas depuis hier qu’elles existent. Dans les années 1960, les joueurs qui se joignaient aux Canadiens devaient faire aveuglément confiance à leurs coéquipiers concernant leur professionnalisme capillaire.
« Les vétérans avaient pris l’habitude de couper les cheveux des recrues », explique Gilles Tremblay, qui amorçait en 1961-1962 sa première saison complète avec les Canadiens. « Pour ma part, ils ne m’ont laissé sur la tête qu’un petit rond de cheveux gros comme une pièce de 1$. »
Tant qu’il ne demeure dans le vestiaire, aucun problème. Toutefois, l’humiliation de devoir jouer devant des milliers de personnes en arborant cette affreuse coupe de cheveux a été assez grande pour pousser Tremblay à sortir de sa zone de confort.
« Étant devenu incapable de me regarder dans un miroir, je décide de jouer avec un casque protecteur. Les joueurs portant un casque étaient très rares à l’époque », a rappelé le principal intéressé.
Quelques jours plus tard, les Rangers de New York étaient de passage au Forum et avec eux, un visage familier, l’ancien défenseur des Canadiens, Doug Harvey. Ayant changé de formation au cours de l’été, Harvey avait encore beaucoup de connexions avec les joueurs du Tricolore. Avant la rencontre, à force de discussions, le chat est sorti du sac.
« L’un d’eux lui a fait savoir que je portais le casque pour empêcher le public de me voir avec une tête pareille », se rappelle Tremblay.
Cette information n’est certainement pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Le sextuple récipiendaire du trophée Norris a alors décidé qu’il allait s’amuser un peu aux dépens de la jeune recrue.
« Durant le match, à chaque fois que Harvey me disputait la rondelle dans un coin, il cherchait davantage à s’enfuir avec mon casque plutôt qu’avec le disque », rigole Tremblay, qui a fini par passer par-dessus cet humiliant épisode pour remporter deux coupes Stanley dans l’uniforme bleu-blanc-rouge, en 1965-1966 et en 1967-1968.
D’une façon ou d’une autre, Tremblay a probablement eu le temps, en neuf saisons avec l’équipe, de prendre sa revanche sur les petits derniers arrivés dans la grande famille des Canadiens.
Voir aussi
Parti en 60 secondes
Le pouvoir des fleurs
Par la grande porte
Le train de bienvenue
Trahis par un bâton
Vol d'identité
« Les vétérans avaient pris l’habitude de couper les cheveux des recrues », explique Gilles Tremblay, qui amorçait en 1961-1962 sa première saison complète avec les Canadiens. « Pour ma part, ils ne m’ont laissé sur la tête qu’un petit rond de cheveux gros comme une pièce de 1$. »
Tant qu’il ne demeure dans le vestiaire, aucun problème. Toutefois, l’humiliation de devoir jouer devant des milliers de personnes en arborant cette affreuse coupe de cheveux a été assez grande pour pousser Tremblay à sortir de sa zone de confort.
« Étant devenu incapable de me regarder dans un miroir, je décide de jouer avec un casque protecteur. Les joueurs portant un casque étaient très rares à l’époque », a rappelé le principal intéressé.
Quelques jours plus tard, les Rangers de New York étaient de passage au Forum et avec eux, un visage familier, l’ancien défenseur des Canadiens, Doug Harvey. Ayant changé de formation au cours de l’été, Harvey avait encore beaucoup de connexions avec les joueurs du Tricolore. Avant la rencontre, à force de discussions, le chat est sorti du sac.
« L’un d’eux lui a fait savoir que je portais le casque pour empêcher le public de me voir avec une tête pareille », se rappelle Tremblay.
Cette information n’est certainement pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Le sextuple récipiendaire du trophée Norris a alors décidé qu’il allait s’amuser un peu aux dépens de la jeune recrue.
« Durant le match, à chaque fois que Harvey me disputait la rondelle dans un coin, il cherchait davantage à s’enfuir avec mon casque plutôt qu’avec le disque », rigole Tremblay, qui a fini par passer par-dessus cet humiliant épisode pour remporter deux coupes Stanley dans l’uniforme bleu-blanc-rouge, en 1965-1966 et en 1967-1968.
D’une façon ou d’une autre, Tremblay a probablement eu le temps, en neuf saisons avec l’équipe, de prendre sa revanche sur les petits derniers arrivés dans la grande famille des Canadiens.
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