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LE FABULEUX DESTIN DE GORDIE
Le fabuleux destin de Gordie
 

GORDIE HOWE AVEC LES CANADIENS?

MONTRÉAL | 14 juin 2011
Le fabuleux destin de Gordie
Avez-vous déjà imaginé ce qu’il serait arrivé si Gordie Howe avait joué avec les Canadiens aux côtés de Maurice Richard ? Croyez-le ou non, c’est presque devenu réalité à l’automne 1946.

Durant un voyage de recrutement pour voir à l’œuvre les meilleurs espoirs de la filiale des Red Wings de Détroit à Omaha, le directeur général des Canadiens Frank Selke Sr.a été ébloui par les performances d’une jeune vedette montante, un certain Gordie Howe. Après avoir fait quelques recherches, Selke a découvert que Howe n’avait pas été ajouté sur la liste de négociation des Red Wings par l’entraîneur des Knights Tommy Ivan, rendant ainsi le futur Monsieur Hockey disponible aux autres équipes de la LNH.

Avant de retourner à Montréal, Selke a fait un arrêt à Détroit pour avoir une petite discussion avec son homologue des Red Wings Jack Adams.

« Je peux te dire qu’il y a un joueur des Knights d’Omaha qui est meilleur que tous ceux que tu as protégés sur ta liste de négociation », a averti Selke à l’époque. « Tu as un jour pour le réclamer, sinon les Canadiens vont le signer. »

Adams a pris le conseil de Selke au sérieux, déterminant rapidement que le joueur en question était Howe et il l’a immédiatement inscrit à la liste de Détroit. On connaît la suite. Howe allait devenir l’un des plus grands joueurs de l’histoire et la bête noire de l’équipe qui a eu l’opportunité de le réclamer.

La question est, bien entendu, pourquoi Selke ne l’a pas fait? Comment a-t-il pu laisser Howe lui glisser entre les doigts? Plusieurs années plus tard, son fils, Frank Jr. a expliqué l’éthique irréprochable de son père.

« Au fil des ans, mon père et Tommy Ivan sont devenus de très bons amis », a indiqué Frank Jr. « Mon père n’aurait rien fait pour nuire à la réputation de Ivan. Dans les faits, mon père avait juré de ne jamais partager cette histoire. Fidèle à sa parole, mon père a seulement révélé les détails de cette histoire que plusieurs années après le décès d’Ivan. Mon père tenait à bâtir une équipe championne, mais selon ses propres termes.

C’est exactement ce que Selke a fait en menant les Canadiens à cinq conquêtes de la coupe Stanley de 1956 à 1960.

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