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TOUTES LES CHANCES DE LEUR CÔTÉ
Toutes les chances de leur côté
 
MONTRÉAL | 10 janvier 2012
Toutes les chances de leur côté
Lorsque l’on parle des superstitions au hockey, les gardiens de but sont dans une classe à part. Gilbert Dionne l’a appris à ses dépens en 1993.

L’intensité est à son comble durant les séries éliminatoires de la LNH. Chaque détail compte, sans exception. N’étant qu’à sa deuxième saison à Montréal, Dionne a rapidement compris qu’il ne fallait rien prendre à la légère.

« J’étais assis entre Patrick Roy et Guy Carbonneau dans le vestiaire du Forum à l’époque. La chambre était très petite et nous n’avions pas beaucoup d’espace pour s’habiller », raconte Dionne au sujet de l’intimité qu’il partageait avec ses coéquipiers.

« Pendant que j’étais encore sur la patinoire lors d’un entraînement durant notre série contre les Islanders, Patrick était retourné au vestiaire un peu plus tôt et avait placé devant lui sur le sol son masque, sa mitaine et son bouclier. »

Après avoir passé quelques temps aux côtés de Roy dans la chambre des joueurs, l’ailier gauche de 22 ans était bien au fait de l’attention aux détails du futur membre du Temple de la renommée. Avec une séquence de cinq victoires consécutives en surtemps en jeu, Dionne ne voulait certainement pas déroger aux habitudes du légendaire gardien de but.

« Lorsque je suis revenu à mon tour au vestiaire, j’ai à peine frôlé sa mitaine alors que je m’assoyais à ma place », se rappelle-t-il en riant.

Superstitieux de nature, lorsque Roy a remarqué que son gant n’était plus exactement au même endroit, il a fait ce que tout gardien rationnel de la LNH aurait fait : exiger que ses coéquipiers quittent les lieux pour recommencer son rituel depuis le début.

« Patrick m’a simplement regardé et m’a dit : ‘Retourne sur la glace’. Disons que je n’ai pas pris de temps pour débarrasser le plancher. » N’étant pas du genre à se faire répéter les choses deux fois, le joueur originaire de Drummondville a donc replacé la mitaine comme elle était auparavant avant de faire marche arrière vers la patinoire. Dionne s’est exécuté en faisant attention de bien contourner l’équipement de Casseau.

« Bien que c’était moi le fautif, les gars qui étaient encore dans le corridor ont dû eux aussi faire demi-tour », admet Dionne, qui a aidé le Tricolore à remporter un nombre record de 10 victoires en prolongation ce printemps-là. « Quelques instants plus tard, Patrick est venu me voir, m’a lancé un clin d’oeil avant de me dire : ’Ok, là je suis prêt. Tu peux revenir.’

«Nous étions peut-être superstitieux, mais nous avions tout de même beaucoup de plaisir entre nous », ajoute-t-il. « Ce qui est drôle, c’est que nous avons ignoré la plus importante des croyances et touché au trophée Prince-de-Galles après notre victoire en finale de conférence

L’histoire s’est tout de même bien terminée; nous avons soulevé la coupe quelques semaines plus tard ! »

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