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MICHAEL AUX MAINS D’ARGENT
Michael aux mains d’argent
 
MONTRÉAL | 15 avril 2010
Michael aux mains d’argent
Personne n’aime être en retard, mais si vous étiez un membre des Canadiens au début des années 1990, passer tout droit le matin ou être pris dans la circulation avant un entraînement ne serait tout simplement pas une option à considérer.

Pour la plupart des joueurs de la LNH, un retard à l’entraînement est une des situations qu’il faut à tout prix éviter sans quoi, vous ferez face à une engueulade en  règle de l’entraîneur-chef. Selon l’ancien attaquant du Tricolore Benoît Brunet, les remontrances verbales de Pat Burns ou de Jacques Demers n’étaient que la moitié de la facture.

« Nous devions arriver 45 minutes avant le début de l’entraînement et si un gars était en retard, Mike Keane se mettait sur son cas », se souvient Brunet à propos de son ancien coéquipier et coconspirateur avec qui il a remporté la coupe Stanley en 1993.

« La première chose que Mike faisait était de sortir sa légendaire paire de ciseaux pour couper tous les cordons ou lacets dans le sac du joueur. Il commençait par les lacets de patin, puis les épaulettes et les culottes de hockey. Ensuite, Mike collait les gants du gars avec une roulette entière de ruban. »

Quand le retardataire arrivait en trombe, il tentait tant bien que mal de cacher son arrivée, mais il découvrait  bien vite qu’il lui faudrait un peu plus  de temps qu’aux autres pour sauter sur la patinoire.

« Croyez-moi que ce n’était pas facile de trouver des lacets neufs et de retirer tout le ruban sur les gants, je le sais parce que je suis passé par là », raconte Brunet en riant qui, comme la plupart de ses coéquipiers, habitait en banlieue de Montréal et arrivait souvent à la dernière minute. « Nous étions tous assis à regarder le gars se dépêcher  à s’habiller. Parfois un gars pouvait  arriver 15 à 20 minutes en retard pour l’entraînement. C’était tordant à voir, tant que ça ne t’arrivait pas. »

Comme si cela ne suffisait pas, le cauchemar se poursuivait sur la patinoire.

« Les entraîneurs étaient bien sûr au courant et ils criaient après le joueur pour lui faire savoir que son retard n’était pas apprécié », rappelle Brunet, qui a passé 13 saisons avec le Tricolore, notamment huit avec Keane. « J’ai toujours eu un peu de pitié pour les victimes de Mike, mais ce type de situation éliminait les tensions et gardait les gars de bonne humeur. »

Sans compter qu’ils s’assuraient d’être toujours à l’heure.

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