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Un bon diable
 
Montréal | 13 juin 2010
Un bon diable
Qui ne se souvient pas des montées de Guy Lapointe et de son boulet de canon de la ligne bleue? Dans le vestiaire des Canadiens, on se rappelle aussi de ce gai luron qui prenait plaisir à perpétrer des tours qu’on peut qualifier de pendables. Lapointe était un joyeux petit démon et, dans le fond, un bon diable.


De son propre aveu, le tour que Pointu avait stratégiquement planifié aux dépens de Ken Dryden, constitue sa meilleure prestation en carrière, jugez-en par vous-même.


Sachant fort bien que Dryden avait un faible pour la crème glacée
recouverte de sirop au chocolat, Lapointe choisit le traditionnel repas d’équipe pour mettre son plan à exécution. Lors de ces repas, on retrouvait généralement un choix de coupe de fruits frais ou de crème glacée servie en contenants individuels.

Avant l’arrivée des joueurs à la salle à dîner, Lapointe, de connivence avec ses coéquipiers, qui sont tous au courant de son plan, et le personnel affecté au service, s’assure qu’il n’y a qu’un seul dessert de crème glacée, mais assez de coupes de fruits pour tout le monde. En retrait, il vide le contenu qu’il remplace par… de la crème sûre qu’il recouvre de sirop au chocolat avant de refermer le couvercle pour que rien n’y paraisse.


L’heure du dessert arrivée, Lapointe, avec le plus grand sérieux, demande : « Quelqu’un voudrait-il avoir ma crème glacée ? Je n’ai plus faim. » Tout le monde décline son offre sauf, on s’en doute, Dryden qui rétorque : « Je la prendrais bien si personne n’en veut. »

Tous les joueurs ont envie de pouffer de rire, mais ils ne perdent rien pour attendre. Dryden lui n’a d’yeux que pour sa crème glacée. Il ouvre le contenant, puis machinalement plonge sa cuillère pour prendre une bonne bouchée pendant que tous les regards sont maintenant braqués sur lui. « Ouache !!!!!!! ??$?*$%&&*)&%$/ » de s’écrier Dryden qui, en même temps qu’il crache son « bon » dessert, se doute déjà de l’auteur de ce coup pendable.

Quelques heures plus tard, la victime, l’instigateur et les complices s’en donnent à cœur joie, cette fois aux dépens de leurs adversaires et remportent une autre victoire.

La morale de cette histoire est bien simple : Quand on gagne, tout est tellement plus drôle !

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