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Mère Russie
 
MONTRÉAL | 23 août 2013
Mère Russie
Il n’existe pas de meilleure activité pour renforcer l’esprit d’équipe que de voyager ensemble. L’ancien dur à cuire du Tricolore Todd Ewen et ses camarades l’ont appris à leurs dépens, en septembre 1990.

«L’une des expériences les plus cool que j’aie vécue avec les Canadiens a été notre séjour en URSS lors du camp d’entraînement», se rappelle Ewen, alors que lui et ses coéquipiers ont fait des arrêts à Moscou et à Riga pour affronter les meilleurs Soviétiques de l’époque. «C’était un monde complètement différent de celui dans lequel nous vivions. Dès notre arrivée, nous avions notre propre escorte du KGB qui nous suivait partout.

«Rien ne peut vous rendre plus anxieux que de marcher en compagnie de personnes armées d’AK47. J’aurais aimé avoir un manteau imperméable noir, comme ça j’aurais pu me mêler à eux. Nous portions plutôt les survêtements les plus visibles possibles, aux couleurs bleu-blanc-rouge.»

Alors que le match de la veille du Jour de l’an de 1975 face aux Canadiens était encore frais à la mémoire des Soviétiques, ces survêtements tricolores s’avéraient être la cible parfaite pour les Russes.

«Il y avait tellement une grande rivalité entre l’Armée rouge et les Canadiens. Ils voulaient nous battre à tout prix», explique Ewen. «Ce qui nous différenciait était qu’ils se préparaient depuis six mois à cet affrontement alors que nous venions d’amorcer notre camp d’entraînement. À l’époque, nous n’arrivions pas au camp en grande forme physique. C’était à ça que servait le camp.

«Nous avons tout de même fait belle figure» admet le robuste ailier au sujet de la fiche de 2-2 de son équipe en Union soviétique. «Notre dernier match (contre le CSKA Moscou) était un peu plus physique et les spectateurs sifflaient constamment et nous lançaient des pièces de monnaie qui devaient peser environ cinq livres chacune. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était une expérience unique.»

L’aventure s’est poursuivie pour Ewen et compagnie lors de leur retour à l’hôtel le même soir. Bien qu’ils aient rangé leurs objets de valeur en lieu sûr, les joueurs ont constaté que les produits de beauté de leurs femmes avaient été volés et étaient revendus sur le marché noir, avec une majoration de 400%. Bien que le maquillage fût en forte demande à Moscou, c’était pourtant la marque de l’équipe qui avait le plus de valeur.

«Vous n’avez aucune idée comment le CH est reconnu sur la scène internationale. C’est phénoménal», raconte Ewen avec émerveillement. «Ce logo est tellement important partout dans le monde. Nous étions pris d’assaut dès que nous enfilions nos vêtements des Canadiens. Cela représente la tradition et le summum du hockey. Ou c’était peut-être que nous n’étions pas au courant de la forte appréciation envers nos survêtements colorés!»

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