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MON JOUR DE REPÊCHAGE: GASTON GINGRAS
Mon jour de repêchage: Gaston Gingras
 
MONTRÉAL | 18 juin 2012
Mon jour de repêchage: Gaston Gingras
Le repêchage de la LNH. Deux jours remplis d’émotions en attente du verdict final. Gaston Gingras se souvient assez bien de son repêchage, même si cela fait exactement trente ans.

«À l’époque, le repêchage n’était vraiment pas comme aujourd’hui. La seule chose qu’on pouvait faire était d’attendre un téléphone » se remémore l’ancien défenseur du Tricolore, membre de la formation qui a remporté la coupe Stanley en 1986.

«Lorsque j’ai été repêché, j’étais déjà un professionnel, puisque j’évoluais avec une équipe de la ligue mondiale de hockey, les Bulls de Birmingham. J’avais Michel Goulet comme colocataire et je connaissais déjà les Gretzky, Messier et autres » se souvient Gingras.

Avec la mort de l’AMH en 1979, l’option d’être repêché par une équipe de la LNH devient très intéressante pour Gingras, qui retourne à Temiscaming pour l’été, afin d’attendre le coup de fil qui lui permettrait de mettre les pieds dans la grande ligue.

Pendant ce temps à l’Hôtel Reine-Élizabeth à Montréal, le repêchage suit son cours. Les Canadiens ayant échangé leur choix de première ronde, ils n’ont droit de parole qu’au début du deuxième tour, au 27e rang, choix obtenu des North Stars du Minnesota. Les Canadiens utilisent ce choix pour repêcher Gaston Gingras. C’est alors que 569 km plus loin, un jeune homme de 20 ans est totalement abasourdi par le téléphone qu’il reçoit.

« À ce moment-là, j’étais encore à Temiscaming et dans cette municipalité, la population est partisane des Canadiens à 99,99 %, alors la nouvelle a vraiment été bien accueillie » affirme celui qui a été repêché avant, entre autres, Mats Naslund, Guy Carbonneau et Rick Wamsley cette année-là.

Malgré la surprise et la joie, Gingras reste terre-à-terre par rapport à la nouvelle.

« C’est drôle à dire, mais c’était quand même une époque difficile pour être repêché par les Canadiens. L’équipe venait de gagner quatre coupes Stanley de suite. À la défensive, il y avait quatre joueurs qui sont actuellement au Temple de la Renommée, le Big Three, accompagné de Rod Langway. D’un côté, j’étais vraiment heureux, mais de l’autre, un peu déçu parce que je savais que ça allait être tout un défi de percer cet alignement-là.»

Pour la ville de Temiscaming, le repêchage de Gingras par les Canadiens crée littéralement une commotion.

« Deux joueurs du coin avaient déjà été repêchés par des équipes de la Ligue nationale soit André Savard, repêché par les Bruins et Richard Lemieux, repêché par les Canucks. D’être choisi par les Canadiens, ça a vraiment été toute une consécration pour la communauté.»

Après toutes ces années, Gaston Gingras est encore reconnaissant par rapport à la confiance que l’équipe lui a démontrée.

« Évidemment, il s’agissait d’un rêve. Les Canadiens avaient toujours représenté pour moi le summum du hockey et j’ai toujours été un partisan de l’équipe, encore aujourd'hui », assure en conclusion celui chez qui la flamme du hockey ne s’est jamais éteinte.