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DU NOUVEAU DERRIÈRE LE BANC
Du nouveau derrière le banc
 

DU SUCCÈS DÈS LE PREMIER MATCH

MONTRÉAL | 27 septembre 2009
Du nouveau derrière le banc
Le 1er octobre 2009. Une date sûrement encerclée au marqueur rouge dans le calendrier des partisans du Tricolore. Pour Jacques Martin, peu importe l’issue du match, il aura de quoi célébrer, considérant qu’il soufflera 57 bougies la journée même. Gageons toutefois que ses joueurs voudront lui offrir une victoire en cadeau, surtout qu’il s’agira de son premier match officiel dans le siège du conducteur.

En considérant la fiche des différents entraîneurs des Canadiens à leurs premiers matchs, tous les astres sont alignés pour que le premier match de la saison 2009-2010 soit inoubliable. Pour comprendre cette tendance lourde, voici quelques « premières fois » mémorables chez les entraîneurs des Canadiens.

En 1922, Léo Dandurand remplace Newsy Lalonde au poste d’entraîneur-chef et devient également directeur général de l’équipe en remplacement de George Kennedy. Les joueurs répondent très bien à ce changement en l’emportant 3-2 contre les Tigers à Hamilton, le 11 janvier 1922.

À la suite du décès tragique de Babe Siebert à l’été 1939, l’ancien joueur des Canadiens Pit Lépine s’accroche le sifflet au cou. Son premier match sera couronné d’une victoire convaincante de 8-2 contre Chicago, au Forum de Montréal, le 5 novembre 1939. George Mantha a participé à trois buts des siens, récoltant deux buts et une passe.

La carrière d’entraîneur de Toe Blake débute de belle façon; les Canadiens alignant quatre victoires de suite au début de la saison 1955-1956. Son premier match a lieu le 6 octobre 1955 contre les Leafs de Toronto, au Forum. Malgré une victoire de 2-0, le nouvel entraîneur n’a pas le cœur à la fête. Le redoutable Bernard Geoffrion, quitte la rencontre sur une civière, à la suite d’une rude mise en échec du défenseur Larry Cahan. Finalement, Geoffrion se remettra rapidement sur pied et manquera seulement 11 matchs. Il terminera la saison avec une récolte de 62 points.

En 1970, le 3 décembre, Al McNeil se retrouve dans le siège du conducteur. Après un difficile début de saison, les Canadiens sont prêts à relever le défi posé par le nouvel entraîneur et réussissent un retour en force. L’ascension vers la 17e coupe Stanley débute par une victoire de 6-3 contre les Blues, à Montréal. Dans la victoire Peter Mahovlich fait bouger les cordages deux fois, tandis que Léon Rochefort marque la soirée, récoltant un but et deux passes.

Petit saut dans le temps, alors que Jacques Lemaire s’amène à la barre du Tricolore avec un peu plus d’un mois à faire au calendrier régulier en 1983-194. Son baptême a lieu le 25 février contre les Rangers de New York au Forum. Deux joueurs en particulier s’illustrent lors de cette soirée. Mats Naslund et Guy Carbonneau terminent la soirée avec trois points chacun. Tireur d’élite, Naslund réussit deux buts en trois tirs.

La saison 1992-1993 débute avec l’arrivée d’un nouvel entraîneur-chef chez le Tricolore : Jacques Demers. Pour lui souhaiter la bienvenue, les joueurs bombardent le filet adverse de 47 tirs, déjouant à cinq reprises le gardien Sean Burke des défunts Whalers de Hartford, sur leur territoire. Il s’agit de la première de 48 victoires, qui mènera ultimement l’équipe à la conquête de la coupe Stanley.

Bob Gainey n’en était pas à ses premiers moments derrière le banc lorsqu’il a pris les commandes à la fin de la saison 2008-2009. Son premier match à la barre du Tricolore est le 14 janvier 2006 au Centre Bell, alors que les Canadiens jouent contre les Sharks. Après un déficit d’un but après la première période, ils décident d’ouvrir la machine et marquent six buts en deuxième période. Andrei Markov marque deux buts et obtient deux passes, devenant le premier défenseur à obtenir quatre points au cours d’une période depuis Jean-Claude Tremblay, le 29 décembre 1962. Les Canadiens égalent plusieurs records d’équipe dans cette seule période, avec deux buts en désavantage numérique et quatre buts en avantage numérique.

Il ne reste maintenant plus qu’à attendre pour savoir si le premier match de Jacques Martin à la barre de sa nouvelle équipe sera aussi mémorable que ceux de tous ses prédécesseurs.

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