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Coup de bâton
 
MONTRÉAL | 27 janvier 2014
Coup de bâton
En tant qu’un des meilleurs marqueurs de l’histoire de la LNH, il n’y avait pas grand-chose que Doug Gilmour ne pouvait faire avec un bâton de hockey au cours de sa carrière de 22 saisons. Comme son ancien coéquipier du Tricolore Karl Dykhuis:Karl Dykhuis] le raconte, «Killer» avait une relation avec son bâton Easton qui allait bien au-delà de ses montées sur la patinoire.

«Doug était toujours le premier sur la patinoire, alors quand vous arriviez pour l’entraînement, il était déjà sur la glace depuis au moins une demi-heure», explique Dykhuis, qui a joué avec Gilmour à Montréal de 2001 à 2003. «Un matin il a joué un tour à tous les plus jeunes joueurs.

«Il utilisait un de ces bâtons Easton en deux morceaux conçus spécialement pour lui. Il allait voir le premier gars dans le vestiaire et lui disait : ‘Je crois que mon bâton est croche, pourrais-tu le vérifier?’», raconte le vétéran de 13 saisons dans la LNH. «?Après tout, c’était Doug Gilmour, le leader de l’équipe, alors nous nous précipitions tous pour lui prêter main-forte.»

Ce que le défenseur du Tricolore ne savait pas était que Gilmour avait passé le temps avant l’arrivée des autres à truquer ses bâtons personnalisés.

«Je voulais tellement l’aider que j’ai pris le bâton pour le regarder, mais il m’a dit que je pouvais seulement voir la courbe si je l’alignais face à la lumière», explique Dykhuis. «Je ne me suis pas posé de question alors j’ai incliné le bâton et il était rempli d’eau. J’étais complètement trempé.»

Pas le genre de gars à s’asseoir sur ses lauriers, Gilmour ne s’est pas arrêté après avoir fait une première victime. Il reprenait le bâton, allait le remplir sous la douche et il attendait sa prochaine cible.

«Il attrapait les gars un par un avant qu’ils arrivent dans le vestiaire alors qu’ils portaient leur habit», ajoute l’ancien athlète maintenant âgé de 38 ans. «Pas de danger non plus que les victimes précédentes avertissent le joueur sur le point d’être pris au piège, question de ne pas être seul en fin de compte à s’être fait attrapé.

«‘Dougie’ ne faisait pas tellement de coups alors on ne pouvait pas s’y attendre, mais c’était un gars très drôle», révèle Dykhuis. «Il savait toujours quand les gars étaient un peu trop tendus et il faisait une bla