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Les Inséparables
 
MONTRÉAL | 9 février 2010
Les Inséparables
Grand amateur de musique, Patrick Roy et son baladeur étaient inséparables lors des séries éliminatoires au printemps 1986. Dans le vestiaire, dans l’autobus et peut-être même sous son masque, le jeune gardien de 20 ans avait toujours ses écouteurs sur les oreilles jusqu’à ce qu’une autre verte recrue des Canadiens, Claude Lemieux, n’entre en scène.

« Pour se préparer et se concentrer avant un match, Patrick avait toujours des écouteurs sur les oreilles », a expliqué Lemieux. « Juste avant la rencontre numéro quatre de la finale de la coupe Stanley contre les Flames, il a reçu un tout nouveau baladeur. J’ai alors décidé de lui lancer un défi. »

Avec les Canadiens menant la série quatre de sept 2 à 1, Lemieux, avec l’assurance qui allait lui permettre de connaître une brillante carrière, y est allé d’une déclaration fracassante.

« Je vais marquer le but gagnant et tu vas devoir me donner ton baladeur », a lancé Lemieux au futur récipiendaire du trophée Conn-Smythe cette année-là avant de sauter sur la glace du Forum le 22 mai 1986.

« Il a accepté. C’était donc à moi d’être à la hauteur de ma promesse. »

Après 40 minutes de jeu, la marque était toujours égale 0 à 0. Avec les deux équipes sur les dents alors qu’une mêlée de plus de dix minutes a éclaté, Lemieux a tenu parole. À 11 :10 au troisième vingt, le numéro 32 des Canadiens inscrit son dixième filet des éliminatoires pour rompre l’égalité en battant le gardien des Flames Mike Vernon.

Avec une avance de 1 à 0, Roy, bon joueur, a fermé la porte aux visiteurs jusqu’à la fin pour signer le jeu blanc et permettre à son coéquipier de remporter son pari.

Deux jours plus tard, les deux recrues soulevaient pour la première fois de leur carrière la coupe Stanley alors que les Canadiens ont disposé des Flames au compte de 5 à 3 au Saddledome.

Malgré tout, Lemieux conserve un souvenir amer de sa première de quatre coupes Stanley.

« Avoir su que Patrick allait connaître une telle carrière, j’aurais conservé le baladeur », a conclu Lemieux. « Je suis certain que cela vaudrait une petite mine d’or aujourd’hui. »

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