NHL Network
Ce contenu requiert l'installation d' Adobe Flash Player 10
Vol d'identité
 
MONTRÉAL | 24 mars 2011
Vol d'identité
On serait porté à croire qu’au milieu des années 1980, tout amateur de sports qui se respectait était familier avec les exploits de Guy Lafleur. Après tout, le « Démon blond » avait été l’un des joueurs les plus électrisants de son époque, alignant entre autres six saisons de 50 buts ou plus de 1974-1975 à 1979-1980.

Pour un malheureux journaliste toutefois, l’ignorance a été loin de s’avérer amusante.

Selon les souvenirs de Lafleur, les Canadiens s’étaient rendus dans la chaude région du sud de la Californie au milieu des années 1980 pour un match hors-concours à San Diego. À ce moment, l’équipe comptait dans ses rangs un attachant personnage du nom de Chris Nilan, le dur à cuire notoire qui devait établir un record d’équipe avec 2 248 minutes de punition.

En arrivant à l’aréna pour la pratique matinale de l’équipe, Lafleur fut informé qu’un journaliste local aux connaissances en hockey fort limitées désirait obtenir une entrevue.

« Le gars ne savait pas qui j’étais et ne connaissait rien au hockey, alors Chris et moi avons décidé d’échanger nos chandails », se souvient Lafleur en riant.

Nilan, avec son accent prononcé de Boston se présenta au journaliste comme étant Lafleur et s’installa pour l’entrevue sans broncher. Il se mit à discuter de ses exploits offensifs en mettant l’accent sur sa contribution incomparable aux succès des grandes équipes des Canadiens des années 1970.

L’homme surnommé « Knuckles » retira ensuite son micro, remercia le journaliste et quitta les lieux afin de se préparer pour la rencontre qui devait avoir lieu en soirée. Le journaliste, satisfait de son travail et des confessions obtenues d’une supposée légende du hockey, fit parvenir l’entrevue à ses patrons et attendit l’heure du match avec le sentiment du devoir accompli.

On peut s’en douter, il ne trouva pas très drôle de voir sauter sur la glace un Lafleur qui semblait soudainement bien différent et un « Nilan » qui semblait un peu trop familier à son goût.

« Il était si furieux », de dire Lafleur en riant. « Mais c’était une bonne blague. »

Voir aussi
Michael aux mains d'argent
Mains de fer et gants de velours
Unique en son genre
Un bonheur douloureux
Les Inséparables
Le souci du détail