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Le train de bienvenue
 
MONTRÉAL | 10 février 2014
Le train de bienvenue
Chaque fois que la visite arrive, un bon hôte doit tout mettre en place pour qu’elle se sente à son aise autant que possible. Toujours prêts à déployer l’hospitalité unique des Montréalais du début des années 1980, certains joueurs des Canadiens avaient leurs propres moyens de faire en sorte que leurs invités se sentent à la maison.

Bien que le vestiaire des visiteurs au Forum était loin d’être luxueux, le seul outil nécessaire que les équipes adverses ne devaient pas oublier de mettre dans leurs valises en route vers Montréal était un cadenas résistant, spécialement quand le défenseur étoile et joueur de tours invétéré Guy Lapointe était dans les parages. À entendre Rod Langway, les visiteurs dans La Belle Province devaient être sur leurs gardes sur la patinoire, comme à l’extérieur.  

« Tous ceux qui ont joué avec Guy savent qu’il faut toujours se surveiller », explique Langway, qui a joué aux côtés de Lapointe à la ligne bleue de 1978 à 1982. « ‘Pointu’ trouvait toujours le moyen de vous prendre au piège, même si vous jouiez pour l’équipe adverse. Tout le monde devenait une cible de ses tours et personne n’était épargné. »

Quand les visiteurs partaient pour l’hôtel après une séance de patinage en matinée, « Pointu » passait à l’action. Comme un lion rusé en quête d’une proie, Lapointe se glissait dans le vestiaire adverse sans être vu et il déployait son plan. Armé de quelques articles, notamment des ciseaux, du ruban et la présence d’un complice pour monter la garde, Lapointe trouvait l’équipement de ses anciens coéquipiers et il y apportait quelques ‘modifications’ maison. »

« Je me souviens d’entrer dans le vestiaire et de revêtir mon uniforme quand j’ai vu que les lacets de mes culottes étaient coupés », rappelle Langway qui a joué 11 saisons avec les Capitals après ses quatre campagnes à Montréal. « Mes gants étaient enrubannés ensemble avec une roulette complète de ruban, mais ce n’était pas tout. Il s’en était aussi pris à mes lacets de patins. »

Si les coéquipiers de Langway chez les Capitals étaient prêts à prêter main-forte au gros défenseur pour trouver le coupable, on n'avait pas besoin de contacter les autorités et d’ouvrir une enquête.

« Ce qu’il y a de drôle est que je n’avais pas à demander qui avait fait cela », conclut Langway en haussant les épaules. « Je savais que ce ne pouvait être personne d’autre que Pointu ! »

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