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TROIS JOUEURS, UN SEUL SURNOM
Trois joueurs, un seul surnom
 
MONTRÉAL | 9 avril 2009
Trois joueurs, un seul surnom
Les surnoms dans le monde du hockey sont monnaie courante. Des joueurs de toutes les époques se sont vus affublés de noms tout aussi inspirés les uns que les autres. Qu’en est-il pour les trios?

La première ligne d’attaquants à s’être vu donner un nom est la «Speedball line», au début des années 1930. Celle-ci était composée d’Aurèle Joliat, d’Howie Morenz et de Johnny Gagnon. Ces trois joueurs étaient principalement reconnus pour leur exceptionnelle rapidité.

Les années 1940 ont été très prolifiques dans le domaine du surnom. Pas moins de six trios notables ont vu leurs joueurs avoir le privilège de ne faire qu’un, dans un nom compact. La «Punch line» est certainement la plus connue du lot. Composée de Toe Blake, Elmer Lach et Maurice Richard durant la saison 1943-1944, cette ligne a dominé la LNH pendant près de quatre ans. En 1944-1945, ces trois joueurs ont terminé au sommet des pointeurs de la Ligue, occupant les trois premières positions.

Elmer Lach a eu la chance de faire partie d’une autre ligne notable de l’histoire des Canadiens avant ses années au sein de la «Punch line». Au début de la carrière de Lach, lors de la saison 1940-1941, l’entraîneur Dick Irvin décide de le jumeler à Jack Adams et Tony Demers, formant ainsi un trio de recrues, qui s’est vu affubler du sobriquet de «Green line», en raison de leur jeune âge.

En 1941-1942, un trio complet se greffe aux Canadiens de Montréal. La « Razzle Dazzle line » est passée de façon intacte des Royaux de Montréal dans la ligue sénior aux Canadiens pour la somme de 12 000$, le 28 novembre 1941. Ils ont été surnommés ainsi puisqu’ils réussissaient à mélanger les adversaires grâce à leurs jeux de passes et leur vitesse. Cette ligne était composée de Pete Morin, Buddy O’Connor et Gerry Heffernan. Ensemble, ils ont cumulé 67 points au cours de la saison de 48 matchs.

La saison 1949-1950 a été marquée par la formation d’un trio robuste à caractère principalement défensif. Floyd Curry, Ken Mosdell et Calum McKay se retrouvent sur la même ligne, formant du même coup la «Wrecking line». Alors que la «Punch line» s’occupe de remplir les filets adverses, les joueurs de la «Wrecking line» sont chargés de limiter l’attaque adverse.

Parmi les joueurs les plus connus des années 1950, Dickie Moore, Jean Béliveau, Bernard Geoffrion ont formé une ligne qui portait le nom de la «Sizzle line», aussi connu comme étant la «ligne de rêve». Ces trois joueurs ont cumulé 46 saisons dans la LNH, un total de 2545 matchs et 2572 points. Le chandail de ce trio au complet flotte présentement au plafond du Centre Bell.

Les années 1970 ont été pilotées par Guy Lafleur qui, flanqué au centre par Pete Mahovlich et à l’aile gauche Steve Shutt, formait le «Flower Power». En 1974-1975, le trio formé du vétéran Mahovlich et des vedettes montantes Lafleur et Shutt marque à 118 reprises. «Le Petit M» a terminé la campagne avec 82 aides, un record d’équipe qui tient encore aujourd’hui.

Avec les récentes performances du trio formé de d’Alex Kovalev, Saku Koivu et Alex Tanguay, le trio ne devrait pas tarder à se voir attribuer un sobriquet.

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