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Un peu trop d’hommes sur la glace
MONTRÉAL | 13 décembre 2012
Si vous regardez parfois Hockey Night in Canada et que vous vous demandez pour quelle raison Don Cherry grimace lorsqu’il parle des Canadiens, voici la réponse à votre interrogation.
Depuis leurs débuts dans la LNH, les Canadiens ont toujours entretenu un malin plaisir à battre les Bruins de Boston lorsque nécessaire. Comme tout partisan digne de ce nom le sait, la fin des années 1970 était une ère dorée pour les Canadiens, une équipe croulant sous le talent, gagnante de quatre coupes Stanley consécutives, souvent aux dépens des Bruins.
Alors que les Canadiens ont facilement défait les Bruins lors des finales de 1977 et de 1978, tout laissait croire que la troupe de Don Cherry avait une chance de l’emporter lorsqu’ils ont amorcé le match numéro 7, de la demi-finale de 1979.
«C’est sans contredit le genre de soirée que tu te rappelles toute ta vie », a mentionné Yvon Lambert, le héros incontesté de la rencontre. «Boston a mené pendant presque tout le match. Nous avions réussi à marquer deux gros buts en troisième pour amener la marque à 3 à 3. Puis ils marquent. Je me souviens d’être assis à côté de Mario Tremblay et de Doug Risebrough. Nous nous sommes regardés, puis nous avons regardé le cadran – il restait peut-être six ou sept minutes à faire – et on pouvait voir sur nos visages à quel point ce but-là venait de nous faire mal.»
Avec deux minutes et demie à écouler dans le match décisif et les Canadiens tirant de l’arrière, tout portait à croire que les Bruins venaient d’obtenir un billet aller-simple pour la grande finale. Toutefois, Cherry a souffert d’un léger problème de communication qui a pour ainsi dire, changé le cours de l’histoire. Avec l’abondance de chandails noir et jaunes dans la mêlée, ça n’a pas été long avant que l’arbitre ne lève le bras pour décerner une pénalité à l’équipe visiteuse pour avoir eu trop de joueurs sur la glace.
«Ils étaient tellement confiants en fin de rencontre, mais ils ont un peu perdu le contrôle avec le temps qui s’écoulait », a poursuivi Lambert. «Apparemment, l’arbitre leur criait après en leur disant qu’ils avaient trop d’hommes sur la glace. Mais après cinq, six, sept secondes, il n’a pas eu le choix de siffler.»
Les Canadiens n’ont pas laissé une telle chance leur filer entre les doigts. Avec un Gilles Gilbert au sommet de son art, multipliant les arrêts-clés toute la soirée pour les Bruins, les joueurs du Tricolore savaient que ça prendrait un tir parfait pour pousser la rencontre en prolongation. Heureusement, ils pouvaient compter sur un certain Guy Lafleur dans leur arsenal. Avec 74 secondes à faire, le Démon Blond a atteint la cible derrière Gilbert pour forcer la prolongation. Acculée au mur quelques secondes plus tôt, la troupe de Scotty Bowman avait maintenant le vent dans les voiles.
Après s’être échangé les occasions de marquer au cours de la prolongation, les Canadiens ont finalement réussi leur retour de l’arrière, remprotant le match devant leurs partisans.
«Serge Savard a amorcé le jeu dans notre zone puis a envoyé la rondelle à Mario Tremblay», se souvient Bowman, qui a remporté cinq coupes Stanley dans les années 1970. «Mario a débordé son défenseur et a fait une passe parfaite à Yvon en avant du but. Yvon était le genre de joueur capable de marquer ce type de but parce qu’il fonçait toujours directement au filet et avait toute une volonté.»
Grâce à une gaffe des Bruins, les Canadiens ont défait leurs éternels rivaux pour une troisième année consécutive, avant de surclasser les Rangers en cinq petites rencontres pour soulever pour une quatrième fois la coupe Stanley en autant de saisons.
«C’était incroyable», a conclu Lambert, sourire en coin. «Un de ces moments dont je me souviendrai toujours. Durant les 24 heures qui ont suivi la rencontre, j’ai eu la chance d’être plus populaire que Guy Lafleur!»
REVOYEZ LE BUT
Depuis leurs débuts dans la LNH, les Canadiens ont toujours entretenu un malin plaisir à battre les Bruins de Boston lorsque nécessaire. Comme tout partisan digne de ce nom le sait, la fin des années 1970 était une ère dorée pour les Canadiens, une équipe croulant sous le talent, gagnante de quatre coupes Stanley consécutives, souvent aux dépens des Bruins.
Alors que les Canadiens ont facilement défait les Bruins lors des finales de 1977 et de 1978, tout laissait croire que la troupe de Don Cherry avait une chance de l’emporter lorsqu’ils ont amorcé le match numéro 7, de la demi-finale de 1979.
«C’est sans contredit le genre de soirée que tu te rappelles toute ta vie », a mentionné Yvon Lambert, le héros incontesté de la rencontre. «Boston a mené pendant presque tout le match. Nous avions réussi à marquer deux gros buts en troisième pour amener la marque à 3 à 3. Puis ils marquent. Je me souviens d’être assis à côté de Mario Tremblay et de Doug Risebrough. Nous nous sommes regardés, puis nous avons regardé le cadran – il restait peut-être six ou sept minutes à faire – et on pouvait voir sur nos visages à quel point ce but-là venait de nous faire mal.»
Avec deux minutes et demie à écouler dans le match décisif et les Canadiens tirant de l’arrière, tout portait à croire que les Bruins venaient d’obtenir un billet aller-simple pour la grande finale. Toutefois, Cherry a souffert d’un léger problème de communication qui a pour ainsi dire, changé le cours de l’histoire. Avec l’abondance de chandails noir et jaunes dans la mêlée, ça n’a pas été long avant que l’arbitre ne lève le bras pour décerner une pénalité à l’équipe visiteuse pour avoir eu trop de joueurs sur la glace.
«Ils étaient tellement confiants en fin de rencontre, mais ils ont un peu perdu le contrôle avec le temps qui s’écoulait », a poursuivi Lambert. «Apparemment, l’arbitre leur criait après en leur disant qu’ils avaient trop d’hommes sur la glace. Mais après cinq, six, sept secondes, il n’a pas eu le choix de siffler.»
Les Canadiens n’ont pas laissé une telle chance leur filer entre les doigts. Avec un Gilles Gilbert au sommet de son art, multipliant les arrêts-clés toute la soirée pour les Bruins, les joueurs du Tricolore savaient que ça prendrait un tir parfait pour pousser la rencontre en prolongation. Heureusement, ils pouvaient compter sur un certain Guy Lafleur dans leur arsenal. Avec 74 secondes à faire, le Démon Blond a atteint la cible derrière Gilbert pour forcer la prolongation. Acculée au mur quelques secondes plus tôt, la troupe de Scotty Bowman avait maintenant le vent dans les voiles.
Après s’être échangé les occasions de marquer au cours de la prolongation, les Canadiens ont finalement réussi leur retour de l’arrière, remprotant le match devant leurs partisans.
«Serge Savard a amorcé le jeu dans notre zone puis a envoyé la rondelle à Mario Tremblay», se souvient Bowman, qui a remporté cinq coupes Stanley dans les années 1970. «Mario a débordé son défenseur et a fait une passe parfaite à Yvon en avant du but. Yvon était le genre de joueur capable de marquer ce type de but parce qu’il fonçait toujours directement au filet et avait toute une volonté.»
Grâce à une gaffe des Bruins, les Canadiens ont défait leurs éternels rivaux pour une troisième année consécutive, avant de surclasser les Rangers en cinq petites rencontres pour soulever pour une quatrième fois la coupe Stanley en autant de saisons.
«C’était incroyable», a conclu Lambert, sourire en coin. «Un de ces moments dont je me souviendrai toujours. Durant les 24 heures qui ont suivi la rencontre, j’ai eu la chance d’être plus populaire que Guy Lafleur!»
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