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Éternels classiques
 
MONTRÉAL | 10 novembre 2011
Éternels classiques
À l’époque où les joueurs voyageaient en train, les coups étaient nombreux durant les quelques heures que durait le trajet.

New York. L’endroit idéal pour trouver tout ce que l’on cherche, y compris un magasin de farces et attrapes. C’est justement lors d’un voyage dans la Grosse pomme dans les années 1960 que certains des joueurs des Canadiens ont eu la brillante idée de faire des provisions de poil à gratter et de poudre à éternuer pour le voyage de retour.

Se promenant dans le train à la queue leu leu, les joueurs travaillent leurs talents d’acteurs, faisant semblant de perdre l’équilibre, pour laisser s’échapper du poil à gratter et de la poudre à éternuer sur les passagers. « Nous attendions ensuite quelques minutes pour laisser le temps aux produits d’agir puis repassons dans le même wagon» se souvient l’ancien ailier gauche du Tricolore, Gilles Tremblay.

L’expérience s’avérait assez concluante. À leur second passage dans les wagons, ils pouvaient admirer eux-mêmes le résultat de leurs actions, les passagers étant en train d’éternuer et de se gratter.

Après avoir exécuté avec brio leur test sur les innocents passagers, le groupe a décidé que les prochains sur la liste des victimes seraient leur bien-aimé entraîneur Toe Blake, ainsi que le soigneur de l’équipe, qui partageait le compartiment de l’entraîneur du Tricolore.

«Nous avons même réussi à infiltrer la poudre à éternuer sous la porte et dans la serrure de l’entraîneur Toe Blake », explique Tremblay. «Pour dire la vérité, c’est là que nous avons vidé tout le contenu qui restait dans nos bouteilles. »

Décidés à être témoins silencieux de la scène, Tremblay et ses comparses se terrent tout près du lieu du méfait.

«Cachés derrière la porte, nous les avons laissés éternuer durant deux bonnes heures. Nous avons même entendu le soigneur dire à Blake : "Hé coach, nous ferions mieux de prendre des aspirines. Il doit y avoir une grippe ou un virus qui court" », confesse Tremblay qui se bidonnait en entendant la réaction de son entraîneur.

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