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Frapper un mur
 
MONTRÉAL | 26 janvier 2014
Frapper un mur
Que ce soit Michael Jordan et Gatorade, Tiger Woods et Nike ou encore Usain Bolt et Puma, tous les grands athlètes ont des commanditaires. Et les joueurs des Canadiens, même dans les années 1950, ne faisaient pas exception. À l’époque, être le porte-étendard d’une marque pouvait s’avérer être une entreprise dangereuse, surtout lorsqu’on s’appelle Henri Richard et qu’on a comme coéquipiers les farceurs Jean-Guy Talbot, Claude Provost et Bernard Geoffrion.

La scène se passe à la fin des années 1950, alors que Henri Richard est une vedette montante du Tricolore. Voulant profiter de l’engouement autour du jeune homme, la compagnie de boissons gazeuses Kik décide de le commanditer. Chaque semaine, le numéro 16 recevait plusieurs caisses du liquide gazéifié qu’il empilait dans son garage, ne sachant par trop quoi en faire.

Alors que le « Pocket Rocket » se trouvait à l’extérieur de son domicile, ses partenaires de jeu en profitent pour lui jouer un « petit » tour.

« Ils ont profité de son absence pour sortir toutes les caisses de son garage et — avec l’aimable complicité de la police — les empiler au beau milieu de la rue », se souvient Gilles Tremblay qui a été le coéquipier de Richard pendant neuf saisons.

Vers deux heures du matin, Richard retourne tranquillement à la maison. Une surprise de taille l’attend devant son domicile : un mur de caisses de boissons gazeuses, empilées soigneusement pour lui barrer la route.

Une seule option est disponible pour le futur membre du Temple de la renommée. Il doit ramener seul, au beau milieu de la nuit, une à une, toutes les caisses qui traînent sur le pavé et les retourner dans son garage.

Alors que n’importe qui aurait été vert de colère et aurait cherché vengeance, le « Pocket Rocket » a pris la blague à la légère.

« Croyez-moi si vous voulez », blague Tremblay, « mais selon des témoins dignes de foi, il a passé la nuit plié en deux…littéralement pris d’une crise de fou rire.»

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