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Une vraie peur bleue
 
MOTNRÉAL | 31 mars 2014
Une vraie peur bleue
Quand on les consomme en excès, les bonbons peuvent rendre malade celui qui les engloutit. Une preuve? Pour l’ancien directeur des relations publiques des Canadiens, Camil DesRoches, un seul bonbon a réussi à envoyer l’homme à l’urgence de l’hôpital le plus proche.

L’action se passe en 1968, après une conférence de presse du Tricolore à la brasserie Molson. Les joueurs sont dans l’autobus, direction le Forum. Voyageant en compagnie des joueurs, Camil DesRoches reçoit du défenseur Jacques Laperrière un cadeau en apparence inoffensif qui allait pourtant lui donner toute une frousse.

«J’avais,  à l’époque, des bonbons qui rendent la bouche toute bleue. Je lui en ai donné un durant le trajet, sûr qu’il le mangerait sur-le-champ », se souvient Laperrière.

Ne s’étant pas assuré que tel était le cas, Laperrière oublie complètement ce don anodin. Un coup de téléphone par un beau samedi matin, près d’un mois plus tard, lui fait rapidement revenir l’événement en mémoire. Lorsqu’il décroche le combiné, Laperrière reçoit toute une salutation de la part de DesRoches. «"Je vais t’envoyer la police mon %$*#! a-t-il hurlé à l’autre bout du fil», se souvient Lappy.

Quelques minutes s’écoulent et DesRoches se calme finalement, laissant filtrer à travers la rage quelques détails sur le pourquoi de cet élan de colère.

«Son épouse et lui faisaient des emplettes quand il a gobé le fameux bonbon. Peu après, sa femme l’a dévisagé avec des yeux gros comme des trente sous », explique Laperrière.

Certaine qu’il est à l’article de la mort, elle s’empresse de héler un taxi afin de se rendre à l’hôpital. Les signes ne mentent pas. Avoir la bouche bleue n’est certainement pas un gage de bonne santé. Les médecins étaient du même avis et n’ont pas hésité à soumettre DesRoches à de multiples examens pour vérifier la gravité de son état.

«Le pauvre DesRoches a dû subir un électrocardiogramme en plus d’une batterie de douloureux tests », relate celui qui est responsable de ses déboires.

Le diagnostic est finalement tombé. Tous les signes vitaux sont parfaits, aucun problème en vue, sinon, une petite douleur au niveau de l’égo, lorsque DesRoches s’est aperçu que c’est le petit bonbon de Laperrière qui l’avait mis dans cette situation.

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