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QUE SONT-ILS DEVENUS? KARL DYKHUIS
Que sont-ils devenus? Karl Dykhuis
 
MONTRÉAL | 25 juin 2013
Que sont-ils devenus? Karl Dykhuis
Les Canadiens n’ont pu accumuler 100 ans d’histoire sans que plus de 750 joueurs se donnent corps et âme à l’équipe. De Donald Audette à Zarley Zalapski, d’anciens joueurs du Tricolore sont éparpillés aux quatre coins de la planète. Bien que plusieurs ardents partisans puissent se rappeler ce que leurs anciens favoris ont accompli sur la glace, une question demeure : que sont-ils devenus? L’invité d’aujourd'hui : Karl Dykhuis.

Où demeures-tu aujourd’hui ?
J’habite depuis quelques années sur la Rive Nord de Montréal, à Blainville.

Que fais-tu maintenant ?
Depuis un an et demi je travaille pour l’agence de vins Réserve & Sélection et nous venons de nous faire acheter par le groupe Trialto. Après ma carrière de joueur, je ne savais pas trop encore ce que je voulais faire. J’ai touché au domaine des médias en faisant un peu de radio et de télévision, mais ça ne me faisait pas vibrer. Voulant faire quelque chose qui me passionne, j’ai décidé de suivre une formation en sommellerie et j’ai adoré beaucoup plus que ce à quoi je m’attendais. J’ai commencé à être passionné par les vins à mes tous débuts dans la LNH avec les Flyers de Philadelphie. Un soir alors que nous étions sur la route, Craig MacTavish m’avait invité à venir souper avec lui et d’autres coéquipiers. J’étais habitué de prendre le vin maison des restaurants, je les trouvais corrects. Mais lors de ce souper, le serveur m’a servi un verre de l’une des excellentes bouteilles que les joueurs avaient commandées. Dès ma première gorgée, jamais je n’avais réalisé qu’un liquide sur la Terre pouvait goûter aussi bon que ça. C’est là que mon intérêt pour le vin s’est amorcé.

Donnais-tu des conseils sur les vins à tes coéquipiers à l’époque?
Lorsque je suis arrivé à Montréal en 1999, il y avait déjà plusieurs joueurs sur l’équipe qui s’y connaissaient encore plus que moi. Des gars comme Brian Savage, Craig Rivet, Saku Koivu, Patrice Brisebois et (le gérant de l’équipement des Canadiens) Pierre Gervais s’intéressaient beaucoup aux grands vins d’un peu partout dans le monde. Souvent quand nous étions sur la route et qu’il n’y avait pas grand-chose à faire, nous allions dans des grandes boutiques de vins pour dénicher quelques bijoux. C’était comme une chasse au trésor entre nous dans chaque ville!

Combien de fois par année chausses-tu les patins ?
Je n’avais pas enfilé mes patins durant les deux premières années suivant ma retraite. Mais depuis quelques années, je suis très chanceux avec les anciens Canadiens de pouvoir participer à plusieurs matchs avec eux. L’année dernière j’ai participé à près d’une quarantaine de parties et cette année je vais y être au moins une trentaine de fois. Je me sens privilégié d’avoir encore la chance de retourner sur la route avec les autres gars. C’est vraiment amusant de voyager dans plusieurs villes et de venir en aide aux gens car la majorité du temps, nous jouons pour des œuvres de bienfaisance.

Suis-tu toujours les activités des Canadiens?
Quand j’ai pris ma retraite, je ne ratais aucun match des Canadiens à la télévision. C’est à cette époque-là que je travaillais à la radio. Mais depuis que je travaille dans mon domaine à temps plein, je ne suis plus aussi assidu qu’avant. Par contre, à chaque matin je consacre un peu de temps à regarder les nouvelles sportives pour savoir s’ils ont gagné et les dernières nouvelles qui les concernent.

Y a-t-il un match de ton époque avec les Canadiens qui t’as plus marqué que les autres ?
Les matchs que nous jouions contre Toronto ou Boston, surtout Toronto, l’ambiance au Centre Bell était vraiment survoltée. C’est tellement difficile d’en trouver seulement un, je suis ému juste à y penser.

Quelle est ta pièce de collection favorite des Canadiens parmi celles que tu possèdes?
Je dirais les bouteilles de vins que j’ai achetées sur la route à l’époque! Dans ce temps-là j’étais capable de me payer de très bonnes bouteilles. Il m’en reste encore beaucoup dans ma cave à vin mais ça ne me tente pas de les ouvrir. Je n’aurai malheureusement pas le choix dans les prochaines années!

Tu as joué pour quelques équipes au cours de ta carrière, mais où classerais-tu ton séjour à Montréal ?
J’ai tellement vécu de beaux moments à Montréal et au Centre Bell. Cette équipe a tellement d’histoire. Mon cerveau va à 100 milles à l’heure juste quand je pense aux émotions que j’ai vécues lorsque je jouais pour les Canadiens. J’adorais vivre dans le Vieux-Montréal et sur l’Île des Sœurs, parler aux gens et d’être entouré par les incroyables partisans montréalais à chaque partie. Il y avait des matchs plus faciles que d’autres, mais c’étaient des moments inoubliables.