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Grand moments

22 novembre 2008
LE NUMÉRO 33 RETIRÉ À TOUT JAMAIS

Le 22 novembre 2008, cela faisait peut-être 13 ans que Patrick Roy n’avait pas fait bondir les partisans des Canadiens de leurs sièges, mais lorsque « Casseau » a fait son entrée au Centre Bell pour sa soirée, c’était comme si le temps s’était arrêté.

Le passé est le passé. Le roi a retrouvé son trône. Comme si son retour ne contenait pas déjà suffisamment de drame, Roy, qui avait quitté par la porte arrière est revenu par la grande porte, littéralement. Il a fait son entrée par la rue De La Gauchetière, parmi les partisans, avant de prendre un bain de foule et recevoir une longue ovation au centre de la glace.

Après les témoignages de ses anciens entraîneurs Jean Perron, Pat Burns et Jacques Demers de même que son ancien agent et ami de longue date Pierre Lacroix, Roy s’est avancé au podium, ému.

« Je suis peut-être parti sans pouvoir dire au revoir comme je l’aurais souhaité, mais j’ai toujours gardé de beaux souvenirs de Montréal », a expliqué Roy qui a conduit les Canadiens à leurs deux dernières conquêtes de la coupe Stanley. « Je me rappelle des moments où nous avons fait trembler le Forum et fait vibrer Montréal .Ce soir, je rentre chez nous. »

Entouré de ses trois enfants, Jonathan, Frédérick et Jana, de son père Michel et de sa mère Barbara de même que son frère Stéphane et sa sœur Alexandra, Roy, reconnu pour être un véritable guerrier, a alors baissé sa garde.

« Je dois remercier ma famille qui m’a permis d’accomplir mon destin de gardien de but », a indiqué Roy. « J’ai eu la chance de porter le plus noble des armures : le chandail des Canadiens de Montréal. J’étais habité par une volonté inébranlable de gagner pour vous, mes partisans »

Un véritable pionnier à la position de gardien, grâce à son fameux style papillon qu’il a popularisé en compagnie de François Allaire, et l’idole pour toute une génération de jeunes québécois qui ont voulu suivre ses traces en portant masque et jambières, l’ancien numéro 33 n’oubliera jamais où il a fait ses débuts.

«Merci d’être exigeants, merci de nous demander de jouer chaque match comme si c’était le dernier », a poursuivi Roy. « Merci de voir dans chaque victoire un morceau d’histoire. Ce soir, on retire un morceau important de mon armure, mais je me souviendrai toujours de la fierté d’avoir porté le bleu, le blanc et le rouge. »

Reconnu pour être l’homme des grandes occasions, élevant son jeu à un niveau supérieur lorsque l’enjeu était crucial, Roy avait toutefois des papillons dans l’estomac avant que la cérémonie ne se mette en branle.

« Je crois que j’aurais besoin d’un masque », a confié Roy avant de faire son entrée en scène. « Je crois que ce serait plus facile si on me demandait d’aller dans les buts. »

Mais, une fois de plus, Roy a été à la hauteur et son numéro 33 se retrouvant désormais au plafond du Centre Bell aux côtés des 14 autres légendes des Canadiens en sera la preuve permanente.