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Joueurs

GUY LAFLEUR (1971-1985)

Guy
Lafleur

1952-1963
Position AD
Lance D
Poids 185lbs
Taille 6'0"
Date de naissance 20 septembre 1951
Lieu de naissance Thurso, QC, CAN
Saisons - MTL 14
Saisons - LNH 17
Statistiques
SAISON
SAISON
MJ Matchs joués - Nombre total de matchs joués par le joueur
B Buts - Nombre total de buts inscrits par le joueur
A Aides - Nombre total d'aides récoltées par le joueur
PTS Points - Nombre total de points récoltés par le joueur (Buts + aides)
+/- Plus/Moins - Différentiel total affiché par le joueur
PUN Minutes de pénalité - Nombre total de minutes de pénalité récoltées par le joueur
TOTAUX 961 518 728 1246 477 381
1971-1972 73 29 35 64 27 48
1972-1973 69 28 27 55 16 51
1973-1974 73 21 35 56 10 29
1974-1975 70 53 66 119 52 37
1975-1976 80 56 69 125 68 36
1976-1977 80 56 80 136 89 20
1977-1978 78 60 72 132 73 26
1978-1979 80 52 77 129 56 28
1979-1980 74 50 75 125 40 12
1980-1981 51 27 43 70 24 29
1981-1982 66 27 57 84 33 24
1982-1983 68 27 49 76 6 12
1983-1984 80 30 40 70 -14 19
1984-1985 19 2 3 5 -3 10
SAISON
SAISON
MJ Matchs joués - Nombre total de matchs joués par le joueur
B Buts - Nombre total de buts inscrits par le joueur
A Aides - Nombre total d'aides récoltées par le joueur
PTS Points - Nombre total de points récoltés par le joueur (Buts + aides)
+/- Plus/Moins - Différentiel total affiché par le joueur
PUN Minutes de pénalité - Nombre total de minutes de pénalité récoltées par le joueur
TOTAUX 124 57 76 133 0 67
1971-1972 6 1 4 5 0 2
1972-1973 17 3 5 8 0 9
1973-1974 6 0 1 1 0 4
1974-1975 11 12 7 19 0 15
1975-1976 13 7 10 17 0 2
1976-1977 14 9 17 26 0 6
1977-1978 15 10 11 21 0 16
1978-1979 16 10 13 23 0 0
1979-1980 3 3 1 4 0 0
1980-1981 3 0 1 1 0 2
1981-1982 5 2 1 3 0 4
1982-1983 3 0 2 2 0 2
1983-1984 12 0 3 3 0 5

AVEC SES MONTÉES SPECTACULAIRES ET SON TIR FOUDROYANT, GUY LAFLEUR, SURNOMMÉ LE « DÉMON BLOND », ÉTAIT L’ATTAQUANT LE PLUS REDOUTABLE DE SON ÉPOQUE.

À l’époque où Guy Lafleur s’est joint aux Canadiens, il fallait remonter 20 ans en arrière, soit lors de l’émergence de Jean Béliveau, pour voir les partisans de l’équipe aussi enthousiasmés face à l’arrivée d’une nouvelle recrue. Lafleur devait récompenser la patience des amateurs avec une carrière comparable à celles des plus grands, sa vitesse, son talent et sa fierté représentant les qualités qui firent des éditions des années 1970 du Tricolore la crème de la LNH.

Meilleur joueur junior au pays, Lafleur a terminé sa carrière amateure au sommet. Ses Remparts de Québec ont remporté la coupe Memorial en 1971, alors que le jeune patineur de Thurso était déjà un icône de la scène sportive québécoise en raison d’une récolte de 130 buts et 209 points lors de sa dernière campagne chez les juniors.

Tout comme Frank Selke l’avait fait 20 ans avant lui, le directeur-gérant Sam Pollock a fait des pieds et des mains pour voir le scénario de rêve se concrétiser, échangeant plusieurs joueurs de talent afin de s’assurer que la jeune merveille ferait ses débuts dans la LNH sous les couleurs des Canadiens de Montréal.

Suite à sa sélection au tout premier rang du repêchage amateur en 1971, Lafleur a vu tous ses gestes sur la patinoire épiés à la loupe, analysés et comparés au jeu des légendes qui l’avaient précédé par les amateurs les plus exigeants de la ligue.

Lafleur a inscrit 29 buts lors de sa saison recrue, 28 lors de la suivante, qui fut l’année de sa première conquête de la coupe Stanley, puis 21 au cours de sa troisième campagne, des statistiques respectables pour un jeune joueur moyen mais en deçà des attentes des amateurs face à un espoir qui devait porter le flambeau que Maurice Richard avait remis à Jean Béliveau.

Surnommé « Flower » par ses coéquipiers, Lafleur a éclos en 1974-1975, récoltant pas moins de 53 buts et 66 assistances. La grogne qui avait accompagnée ses premiers pas dans la ligue a tôt fait place aux encouragements d’amateurs en liesse au moment où Lafleur, maintenant connu sous le sobriquet de Démon Blond, se transformait en joueur le plus électrisant du circuit.

Alors que les Canadiens connaissaient leur période la plus faste depuis les années 1950, remportant quatre coupes Stanley consécutives de 1976 à 1979, Lafleur prêchait par l’exemple tant par ses talents de marqueur que par sa force de caractère.

Rien n’était plus important que le hockey et Lafleur avait pour seul objectif de mener son équipe à la victoire match après match. Enfilant son équipement et prêt à sauter sur la glace plusieurs heures avant le début des parties, les prouesses de Lafleur, qui effectuait, les cheveux au vent, montée après montée de sa zone jusqu’au territoire adverse, se retrouvaient soir après soir à la une des bulletins de sports télévisés à travers l’Amérique.

C’était également le cas des innombrables scènes de jubilation qui suivaient ses réussites lors de six campagnes consécutives de 50 buts ou plus.

La double et même triple couverture qu’employait contre lui les entraîneurs adverses créaient des ouvertures inespérées pour ses coéquipiers. Steve Shutt, ailier gauche de Lafleur pendant une décennie, de même qu’une brochette de joueurs de centre furent les principaux bénéficiaires alors que d’année en année, Lafleur récoltait encore plus d’assistances que de buts.

Un an avant que Lafleur ne réussisse l’exploit, Shutt inscrivit 60 buts, la plupart suite à une des 80 passes amassées par le Démon Blond en 1976-1977. Lafleur décrocha une multitude de récompenses individuelles qui s’ajoutaient à ses cinq bagues de la coupe Stanley.

De 1976 à 1978, il a mérité au terme de trois saisons consécutives le trophée Art-Ross, remis au meilleur pointeur de la LNH, et le trophée Lester-B.-Pearson, présenté par ses pairs au joueur par excellence de la ligue.

Au printemps 1977, Lafleur a mérité le premier de deux trophées Hart consécutifs, récompense accompagnant le titre de joueur le plus utile de la LNH. Ses 26 points lors des éliminatoires lui ont valu également le trophée Conn-Smythe à titre de joueur le plus utile des séries.

Peu de temps après le début de la saison 1984-1985, Lafleur a pris le monde du hockey par surprise en annonçant sa retraite. Il s’est retiré avec 518 filets en saison régulière, ce qui lui valait le deuxième rang derrière les 544 buts de Maurice Richard. Ses 728 assistances et ses 1246 points en rencontres de calendrier régulier sont des sommets dans l’histoire des Canadiens.

Élu au Temple de la renommée du hockey en 1988, Lafleur a effectué un retour la saison suivante, s’alignant pour les Rangers de New York puis pour les Nordiques de Québec jusqu’en 1990-1991.

Aujourd’hui homme d’affaires accompli et l’un des cinq ambassadeurs des Canadiens de Montréal, Guy Lafleur a vu les amateurs scander Guy! Guy! Guy! lorsque le chandail numéro 10 qu’il a porté pendant plus de 1000 matchs fut élevé au plafond du Forum le 16 février 1985.