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Joueurs

JEAN BÉLIVEAU (1950-1971)

Jean
Béliveau

1952-1963
Position C
Lance G
Poids 205lbs
Taille 6'3"
Date de naissance 31 août 1931
Lieu de naissance Trois Rivieres, QC, CAN
Saisons - MTL 20
Autres numéros 8,12,17,20
Statistiques
SAISON
SAISON
MJ Matchs joués - Nombre total de matchs joués par le joueur
B Buts - Nombre total de buts inscrits par le joueur
A Aides - Nombre total d'aides récoltées par le joueur
PTS Points - Nombre total de points récoltés par le joueur (Buts + aides)
+/- Plus/Moins - Différentiel total affiché par le joueur
PUN Minutes de pénalité - Nombre total de minutes de pénalité récoltées par le joueur
TOTAUX 1125 507 712 1219 67 1029
1950-1951 2 1 1 2 0 0
1952-1953 3 5 0 5 0 0
1953-1954 44 13 21 34 0 22
1954-1955 70 37 36 73 0 58
1955-1956 70 47 41 88 0 143
1956-1957 69 33 51 84 0 105
1957-1958 55 27 32 59 0 93
1958-1959 64 45 46 91 0 67
1959-1960 60 34 40 74 0 57
1960-1961 69 32 58 90 0 57
1961-1962 43 18 23 41 0 36
1962-1963 69 18 49 67 0 68
1963-1964 68 28 50 78 0 42
1964-1965 58 20 23 43 0 76
1965-1966 67 29 48 77 0 50
1966-1967 53 12 26 38 0 22
1967-1968 59 31 37 68 27 28
1968-1969 69 33 49 82 15 55
1969-1970 63 19 30 49 1 10
1970-1971 70 25 51 76 24 40
SAISON
SAISON
MJ Matchs joués - Nombre total de matchs joués par le joueur
B Buts - Nombre total de buts inscrits par le joueur
A Aides - Nombre total d'aides récoltées par le joueur
PTS Points - Nombre total de points récoltés par le joueur (Buts + aides)
+/- Plus/Moins - Différentiel total affiché par le joueur
PUN Minutes de pénalité - Nombre total de minutes de pénalité récoltées par le joueur
TOTAUX 162 79 97 176 0 211
1953-1954 10 2 8 10 0 4
1954-1955 12 6 7 13 0 18
1955-1956 10 12 7 19 0 22
1956-1957 10 6 6 12 0 15
1957-1958 10 4 8 12 0 10
1958-1959 3 1 4 5 0 4
1959-1960 8 5 2 7 0 6
1960-1961 6 0 5 5 0 0
1961-1962 6 2 1 3 0 4
1962-1963 5 2 1 3 0 2
1963-1964 5 2 0 2 0 18
1964-1965 13 8 8 16 0 34
1965-1966 10 5 5 10 0 6
1966-1967 10 6 5 11 0 26
1967-1968 10 7 4 11 0 6
1968-1969 14 5 10 15 0 8
1970-1971 20 6 16 22 0 28

JEAN BÉLIVEAU A PORTÉ FIÈREMENT LE « C » PENDANT DIX SAISONS, LE PLUS LONG RÈGNE DANS L’HISTOIRE DE L'ÉQUIPE.

À quel point les Canadiens et Frank Selke tenaient-ils à Jean Béliveau? Ils se sont portés acquéreurs la Ligue senior du Québec en entier simplement pour obtenir les droits sur l’imposant jeune homme de Trois-Rivières. Décidé au départ à demeurer à Québec, là où il se satisfaisait pleinement de son rôle de vedette des As de la LHSQ, la recrue de 22 ans a signé finalement un contrat à l’aube de la saison 1953-1954, devenant le premier nouveau venu de l’histoire de la formation à obtenir une entente de plusieurs campagnes.

Au cours des 18 saisons suivantes, Béliveau devait s’avérer l’exemple parfait du joueur d’équipe, devenant l’un des plus grands capitaines de l’histoire et un immortel du hockey.

Béliveau possédait tous les outils nécessaires lors de son arrivée dans la LNH. Patineur rapide malgré les apparences, manieur de bâton exceptionnel et extraordinaire fabricant de jeu, il pouvait aussi bien préparer la table, faire une passe à un coéquipier ou enfiler lui-même l’aiguille. Son tir du poignet précis et son puissant lancer du revers firent de lui l’ennemi numéro un des gardiens à travers la ligue et un favori instantané des partisans du Tricolore.

Recrue très prometteuse, Béliveau a été testé par les durs à cuire du circuit, mais préférait jouer selon les règles plutôt que répliquer à l’intimidation. Son attitude a changé en 1955-1956.

Lassé d’être la victime des tactiques illégales employées par l’adversaire, Béliveau a décidé qu’il était temps de répliquer et a récolté 143 minutes de punition, un record d’équipe à l’époque. Le fait d’avoir passé l’équivalent de presque deux matchs et demi au cachot n’a affecté en rien sa production offensive et il a mérité le trophée Art-Ross, remis au meilleur pointeur de la LNH, et le trophée Hart, remis au joueur le plus utile.

Le printemps venu, grâce aux 12 buts du « Gros Bill », un sommet dans les séries, le Tricolore a disposé des Red Wings, ce qui devait s’avérer la première de cinq conquêtes consécutives de la coupe Stanley et le premier de dix conquêtes du précieux trophée qui ont marqué la carrière de Béliveau.

Ses adversaires osant de moins en moins lui chercher noise, Béliveau, qui semblait toujours à son meilleur lors des moments importants, a poursuivi sa progression. Se retrouvant toujours parmi les meilleurs marqueurs du circuit, il a amassé un total de 395 points lors des cinq années consécutives qui se sont terminées par une parade sur la rue Ste-Catherine.

En 1961, Béliveau a été élu capitaine par ses coéquipiers, de son propre aveu le plus grand honneur de sa carrière de hockeyeur. Il porta fièrement le « C » au cours des 10 années suivantes, ce qui représente une marque d’équipe encore aujourd’hui.

Affable et effacé, Béliveau a rempli son rôle à la perfection. Il prêchait par l’exemple tant sur la patinoire qu’à l’extérieur, agissant comme parrain auprès des recrues et comme conseiller auprès des vétérans. Quelques mots d’encouragement discrets aidaient immanquablement les joueurs et toute l’équipe à s’extirper des mauvaises séquences.

Sous le leadership de Béliveau, la formation a ajouté cinq coupes Stanley à sa collection, le capitaine étant récompensé sur le plan individuel par un deuxième trophée Hart en 1963-1964. En 1964-1965, un nouveau trophée fut créé afin de récompenser le joueur le plus utile des séries. Quelques instants après avoir reçu la coupe Stanley des mains du président de la ligue Clarence Campbell, Béliveau est devenu le premier récipiendaire du trophée Conn-Smythe.

La saison 1970-1971 a été la dernière de Béliveau. Jouant avec autant d’énergie que s’il avait 10 ans de moins, le patineur de 39 ans a atteint le cap des 20 buts pour une 13e fois en carrière et a dominé la liste des pointeurs de l’équipe. Il a ajouté 22 points en séries pour terminer sa carrière de façon on ne peut plus appropriée, soit en sabrant le champagne pour célébrer une 10e coupe Stanley.

Le Temple de la renommée a fait fi de la période d’attente habituelle de trois ans et Béliveau est devenu membre du club sélect dès 1972. Au moment d’accrocher ses patins, Béliveau était le meneur des Canadiens de Montréal dans presque toutes les catégories offensives. Trente-cinq ans plus tard, son nom trône toujours au sommet de quelques-unes de celles-ci.

Homme le plus respecté du monde du hockey et également l’un de ses plus grands modèles, Béliveau a consacré beaucoup d’énergie au cours des dernières années à tenter d’aider les plus démunis, effectuant des dizaines d’apparitions publiques afin de promouvoir des œuvres de charité et rendant sans cesse visite aux gens dans le besoin.

Lorsque Jean Béliveau pénètre dans une pièce, les conversations sont momentanément interrompues, les interlocuteurs prenant conscience qu’ils sont en présence d’un individu bien spécial. Ses efforts sur la glace ont rendu ses coéquipiers meilleurs et sa vie exemplaire hors de la patinoire a le même effet sur les gens qui ont la chance de croiser sa route.

Le 4 octobre 1971, le numéro 4 de Béliveau a été retiré et élevé au plafond du Forum de Montréal.