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Joueurs

MARCEL BONIN (1957-1962)

Marcel
Bonin

1952-1963
Position AG
Lance G
Poids 170lbs
Taille 5'10"
Date de naissance 12 septembre 1932
Lieu de naissance Montreal, QC, CAN
Saisons - MTL 5
Statistiques
SAISON
SAISON
MJ Matchs joués - Nombre total de matchs joués par le joueur
B Buts - Nombre total de buts inscrits par le joueur
A Aides - Nombre total d'aides récoltées par le joueur
PTS Points - Nombre total de points récoltés par le joueur (Buts + aides)
+/- Plus/Moins - Différentiel total affiché par le joueur
PUN Minutes de pénalité - Nombre total de minutes de pénalité récoltées par le joueur
TOTAUX 280 68 137 205 0 220
1957-1958 66 15 24 39 0 37
1958-1959 57 13 30 43 0 38
1959-1960 59 17 34 51 0 59
1960-1961 65 16 35 51 0 45
1961-1962 33 7 14 21 0 41
SAISON
SAISON
MJ Matchs joués - Nombre total de matchs joués par le joueur
B Buts - Nombre total de buts inscrits par le joueur
A Aides - Nombre total d'aides récoltées par le joueur
PTS Points - Nombre total de points récoltés par le joueur (Buts + aides)
+/- Plus/Moins - Différentiel total affiché par le joueur
PUN Minutes de pénalité - Nombre total de minutes de pénalité récoltées par le joueur
TOTAUX 34 11 11 22 0 47
1957-1958 9 0 1 1 0 2
1958-1959 11 10 5 15 0 4
1959-1960 8 1 4 5 0 12
1960-1961 6 0 1 1 0 29

MARCEL BONIN, SURNOMMÉ « L'OURS DE JOLIETTE », ÉTAIT UN DES JOUEURS LES PLUS COLORÉS DE SA GÉNÉRATION.

À 5 pieds, 7 pouces et 174 livres, Marcel Bonin ne possédait pas le physique le plus imposant, mais il était reconnu comme un des joueurs les plus forts de la ligue de son époque. Un avant coriace doté d'un bon coup de patin et qui pouvait marquer et habilement alimenter ses ailiers, Bonin était également connu pour ses exploits à l'extérieur de la patinoire.

Originaire de Joliette, il s'est fait connaître au Québec pour avoir affronté un ours dans une arène de lutte, d'où son surnom « L'ours de Joliette », et pour régulièrement mâcher et ingérer du verre. Homme excentrique, Bonin était apprécié de ses coéquipiers, qui adoraient son style de jeu casse-cou.

Bonin s'est développé pour devenir un spécialiste du jeu physique. Un joueur au style décousu, mais déterminé, il perdait rarement une bataille le long des rampes et dans les coins. La recrue a accumulé 131 minutes de pénalité, exposant régulièrement ses talents de pugiliste.

Montant rapidement les échelons, Bonin a amorcé la saison 1951-1952 à Québec avant que ses droits ne soient cédés à l'organisation des Red Wings de Détroit. Il a fait la navette entre Détroit et Philadelphie, domicile à l'époque du club-école des Red Wings, disputant 37 parties dans la LNH.

En 1953-1954, Bonin n'a disputé qu'une seule rencontre dans la LNH. Se taillant finalement un poste régulier au sein de l'alignement des Red Wings la saison suivante, il a contribué à la conquête de la coupe Stanley cette année-là aux dépens des Canadiens.

Bonin est passé la saison suivante aux Bruins de Boston, qui l'ont renvoyé dans les mineures avant que les Canadiens ne le réclament lors du repêchage intra-ligue. Les quatre années et demie passées à Montréal se sont avérées les plus illustres de la carrière de Marcel Bonin.

Patinant sur le même trio que Jean Béliveau et Bernard Geoffrion, Bonin s'est sali les mains plus d'une fois pour le Tricolore. Il sortait le disque des coins de patinoire et créait nombre de chances pour ses compagnons au moyen de passes précises. Robuste et tenace, Bonin appliquait de redoutables mises en échec de la hanche. N'ayant plus à jeter les gants pour conserver son poste, Bonin prenait l'habitude d'étreindre ses adversaires, mettant rapidement fin aux hostilités.

Populaire auprès des partisans et de ses coéquipiers, Bonin marquait en moyenne 15 buts par saison et mettait la table pour une trentaine d'autres.

En 1958-1959, Maurice Richard, blessé, n'a participé qu'à quatre rencontres éliminatoires. Même chose pour Jean Béliveau, qui a été limité à trois parties. Marcel Bonin, qui venait de connaître une saison de 13 buts, a enfilé les gants du Rocket pour les derniers matchs des séries. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les gants lui ont porté chance, Bonin marquant 10 buts, dont un dans le dernier match de la finale pour assurer à l’équipe la victoire et la coupe Stanley.

En plein cœur de la saison 1961-1962, une blessure au dos a mis prématurément fin à la carrière de l'avant de 31 ans.

Longtemps impliqué dans le sport amateur à Joliette avant de prendre une retraite définitive, Bonin est par la suite devenu un spécialiste de l'histoire de sa région natale.