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Joueurs

MAURICE RICHARD (1942-1960)

Maurice
Richard

1952-1963
Position AD
Lance G
Poids 170lbs
Taille 5'10"
Date de naissance 4 août 1921
Lieu de naissance Montreal, QC, CAN
Décédé le 27 mai 2000
Saisons - MTL 18
Autres numéros 15
Statistiques
SAISON
SAISON
MJ Matchs joués - Nombre total de matchs joués par le joueur
B Buts - Nombre total de buts inscrits par le joueur
A Aides - Nombre total d'aides récoltées par le joueur
PTS Points - Nombre total de points récoltés par le joueur (Buts + aides)
+/- Plus/Moins - Différentiel total affiché par le joueur
PUN Minutes de pénalité - Nombre total de minutes de pénalité récoltées par le joueur
TOTAUX 978 544 421 965 0 1285
1942-1943 16 5 6 11 0 4
1943-1944 46 32 22 54 0 45
1944-1945 50 50 23 73 0 46
1945-1946 50 27 21 48 0 50
1946-1947 60 45 26 71 0 69
1947-1948 53 28 25 53 0 89
1948-1949 59 20 18 38 0 110
1949-1950 70 43 22 65 0 114
1950-1951 65 42 24 66 0 97
1951-1952 48 27 17 44 0 44
1952-1953 70 28 33 61 0 112
1953-1954 70 37 30 67 0 112
1954-1955 67 38 36 74 0 125
1955-1956 70 38 33 71 0 89
1956-1957 63 33 29 62 0 74
1957-1958 28 15 19 34 0 28
1958-1959 42 17 21 38 0 27
1959-1960 51 19 16 35 0 50
SAISON
SAISON
MJ Matchs joués - Nombre total de matchs joués par le joueur
B Buts - Nombre total de buts inscrits par le joueur
A Aides - Nombre total d'aides récoltées par le joueur
PTS Points - Nombre total de points récoltés par le joueur (Buts + aides)
+/- Plus/Moins - Différentiel total affiché par le joueur
PUN Minutes de pénalité - Nombre total de minutes de pénalité récoltées par le joueur
TOTAUX 133 82 44 126 0 188
1943-1944 9 12 5 17 0 10
1944-1945 6 6 2 8 0 10
1945-1946 9 7 4 11 0 15
1946-1947 10 6 5 11 0 44
1948-1949 7 2 1 3 0 14
1949-1950 5 1 1 2 0 6
1950-1951 11 9 4 13 0 13
1951-1952 11 4 2 6 0 6
1952-1953 12 7 1 8 0 2
1953-1954 11 3 0 3 0 22
1955-1956 10 5 9 14 0 24
1956-1957 10 8 3 11 0 8
1957-1958 10 11 4 15 0 10
1958-1959 4 0 0 0 0 2
1959-1960 8 1 3 4 0 2

FIGURE EMBLÉMATIQUE DU CLUB DE HOCKEY CANADIEN, MAURICE RICHARD A EU UN IMPACT QUI A DÉBORDÉ LES FRONTIÈRES DU SPORT.

Maurice Richard a toujours prétendu qu’il n’était qu’un joueur de hockey. Personne ne partage cette opinion à propos de l’homme qui représente le cœur et l’âme de la longue et glorieuse histoire des Canadiens de Montréal.

Pendant 18 saisons mouvementées, Richard a fièrement porté les couleurs de la seule équipe qui n’ait jamais compté pour lui, ne reculant devant personne et rééditant au passage le livre des records de la LNH.

Richard était fort, déterminé et entêté. Il avait un travail à faire et il l’accomplissait mieux que quiconque, soit accumuler des points pour son équipe. À partir de la ligne bleue adverse, il était impossible à arrêter, attaquant les filets ennemis le feu dans les yeux et les emplissant de caoutchouc match après match.

Richard a connu un début de saison prometteur en 1942-1943, mais se brisa une jambe après seulement 16 rencontres. La saison suivante, certains commençaient à se demander s’il était assez solide pour résister aux rigueurs de la LNH.

Le calendrier 1943-1944 devait faire taire les critiques. Richard inscrivit 32 buts en saison régulière, un record d’équipe pour une recrue qui tient encore aujourd’hui. Il en ajouta une douzaine lors des séries alors que le Tricolore, qui ne perdit que six rencontres à partir du mois d’octobre, remporta la coupe Stanley pour la première fois en 13 ans.

Joueur le plus électrisant de sa génération, Richard remplit les arénas avec des amateurs et les filets avec des rondelles en 1944-1945. Évoluant en compagnie de Toe Blake et d’Elmer Lach au sein de la légendaire « Punch Line », il éleva les standards pour des générations de francs-tireurs en devenant le premier joueur de l’histoire du circuit à faire scintiller la lumière rouge à 50 reprises au cours d’une même campagne.

D’année en année, Richard se retrouvait parmi les meilleurs marqueurs de la ligue. À une époque où un joueur atteignait le statut de vedette lorsqu’il inscrivait 20 buts, Richard dépassa ce plateau lors de 14 années consécutives. Il marqua 30 buts ou plus à neuf reprises et plus de 40 filets en cinq occasions. Il fut nommé à 14 reprises au sein des équipes d’étoiles et mena quatre fois la ligue au chapitre des buts.

Si Richard s’inscrivait à la marque, les chances étaient bonnes pour que les dommages ne s’arrêtent pas là. Il marqua trois buts ou plus dans un match à 26 reprises et récolta huit points lors d’une seule rencontre en 1944, une marque de la LNH qui devait tenir pendant plus de 30 ans.

Les performances du Rocket en séries étaient même supérieures à son rendement en saison régulière. Plus l’enjeu était grand, mieux il jouait.

Les adversaires assignés à la couverture de Richard avaient un choix à faire s’ils espéraient freiner les élans du joueur offensif le plus dominant de son époque. Ils pouvaient soit respecter les règles et se faire battre la plupart du temps ou ils pouvaient s’en remettre à des tactiques illicites dans l’espoir que celles-ci s’avèrent plus efficaces. Aucune des deux approches ne donnait les résultats espérés sur une base régulière. Richard ne cherchait pas délibérément les problèmes et était rarement puni pour des gestes à l’endroit d’adversaires qui jouaient de façon robuste, mais propre. Ceux qui utilisaient des tactiques plus brutales comprirent rapidement que Richard était prêt à répliquer sans retenue, lui qui pouvait tenir son bout et plus dans la circulation lourde.

Alors que son étoile brillait comme jamais, celle des Canadiens de Montréal fit de même, Richard s’avérant la pierre angulaire de huit conquêtes de la coupe Stanley étalées sur trois décennies. Élu capitaine à l’aube de la campagne 1956-1957, il accomplit son rôle de meneur de la seule façon qu’il connaissait, en prêchant par l’exemple, menant les siens à quatre titres consécutifs avant d’accrocher ses patins au printemps de 1960.

Au moment de sa retraite, Maurice Richard était le meneur de la LNH avec 544 buts et 965 points en carrière en saison régulière. Ses 82 buts lors des éliminatoires représentaient également un sommet à l’époque.

Le numéro 9 que s’était approprié Maurice Richard fut retiré et élevé au plafond du Forum le 6 octobre 1960. Le Temple de la renommée du hockey passa outre la période d’attente habituelle de trois ans et Richard fit son entrée parmi les immortels dès 1961.

En 1999, la LNH présenta pour la première fois le trophée Maurice-Richard au meilleur buteur de la saison.

Le monde du hockey se retrouva en deuil suite au décès de Richard en 2000 alors que des milliers d’amateurs défilèrent devant son cercueil afin de lui rendre un dernier hommage. Il eut droit à des funérailles nationales télédiffusées, une première pour un athlète canadien.