Canadiens Historical Websitehttp://www.canadiens.comRSS Feed from the Canadien's centinnial websitefr-caSun, 21 Mar 2010 08:35:00 -0400Sun, 21 Mar 2010 08:35:00 -040030Copyright/rss/Canadiens Historical Websitehttp://notrehistoire.canadiens.com/static/admin/images/logo.pnghttp://notrehistoire.canadiens.com163122 <![CDATA[Unique en son genre]]> http://notrehistoire.canadiens.com/article/One-Of-A-Kind http://notrehistoire.canadiens.com/article/One-Of-A-Kind Thu, 11 Mar 2010 00:00:00 -0500
Doté d’un coeur de champion dans un corps de chauffeur d’autobus, le gardien peu orthodoxe aux réflexes aussi vifs que sa répartie a passé plus d’une décennie à défendre la cage des pauvres Rangers de New York avant de se joindre au Tricolore en 1963, l’équipe de sa ville natale.

Les amateurs du Madison Square Garden adoraient le style échevelé et l’esprit compétitif de Worsley, alors que les médias faisaient leurs choux gras de ses commentaires colorés.

« Mon visage est un masque, » a-t-il dit un jour alors qu’on lui demandait s’il songeait à se munir d’une protection faciale.
Démontrant  une fougue exceptionnelle en situations de match, Gump n’approchait pas les entraînements avec le même enthousiasme, se retirant du but lorsque ses coéquipiers s’élançaient pour un lancer frappé et y allant souvent d’efforts peu convaincants lors des parties simulées.

Si à New York il prétendait, avec sarcasme, que l’équipe qui lui donnait le plus de fil à retordre était ses propres Rangers, Worsley n’a jamais eu à se plaindre de ses coéquipiers avec les puissants Canadiens.

La nonchalance qui déstabilisait les entraîneurs à New York était contrôlée par l’entraîneur des Canadiens Toe Blake, qui savait que Worsley fournissait tous les efforts une fois la rondelle mise en jeu.

Ses prouesses et son style flamboyant rendirent Worsley aussi populaire au Forum qu’il ne l’avait été au MSG. Il mena Montréal à quatre conquêtes de la coupe Stanley, remporta deux trophées Vézina et fut choisi parmi les étoiles à deux reprises. Toujours à son meilleur en séries, Worsley a conservé une moyenne de buts alloués de 1,92 lors des éliminatoires, la troisième meilleure de l’histoire des Canadiens.

Coéquipier populaire qui se détendait à l’aide du gin, le jeu de carte et non la boisson, Worsley avait comme compagnons réguliers Ralph Backstrom et John Ferguson. Il a déjà joué une partie de cartes marathon de 24 heures alors que le train était retardé par une tempête de neige.

Intronisé au Temple de la renommée du hockey depuis 1980, Lorne « Gump » Worsley était franchement unique, sur et hors de la patinoire.

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<![CDATA[Un bonheur douloureux]]> http://notrehistoire.canadiens.com/article/Joy-And-Pain http://notrehistoire.canadiens.com/article/Joy-And-Pain Thu, 04 Mar 2010 00:00:00 -0500
Aucune de ces blessures ne valait plus le sacrifice que celle subie par Lach le 16 avril 1953 lors de la finale de la coupe Stanley face aux Bruins. Alors que les Canadiens dominaient la série par 3-1, le cinquième match atteignit la prolongation en vertu d’un pointage de 0-0 après 60 minutes. Après seulement 82 secondes supplémentaires, une erreur des Bruins offrit à Lach et au Tricolore la coupe sur un plateau d’argent.

« La rondelle s’est retrouvée sur mon bâton et j’ai simplement tiré, » se souvient Lach. « Je n’avais pas un tir très puissant. En fait, mon coéquipier Toe Blake disait toujours « Ton tir ne transpercerait pas un sac de papier », mais j’ai lancé et j’ai touché la cible, et c’était fini. »

Enfin, pas tout à fait. Après avoir inscrit le but le plus important de sa carrière, Lach se dirigea vers le centre de la glace, alors que son coéquipier de longue date Maurice « Rocket » Richard patinait en sa direction les bras ouverts. La collision fut aussi sévère que les plus solides mises en échec distribuées dans le feu de l’action. Le résultat de l’impact fut que Lach ajouta une septième fracture du nez à sa troisième coupe Stanley.

« J’imagine que j’ai été trop agressif et que mon nez était dans le chemin, » rigole-t-il. « Mon nez a frappé sa tête. Ce n’était pas trop douloureux, car nous venions de remporter la coupe, et c’était bien plus important. »

Le cliché de la collision demeure l’une des photos les plus célèbres de l’histoire de l’équipe. Lach, lui, n’a qu’à regarder dans le miroir pour avoir un souvenir de cette soirée mémorable qui s’est déroulée au Forum.

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<![CDATA[Jusqu'à la fin]]> http://notrehistoire.canadiens.com/article/Down-To-The-Wire http://notrehistoire.canadiens.com/article/Down-To-The-Wire Tue, 02 Mar 2010 00:00:00 -0500

10 mars 1981 : Le défenseur Bill Baker fait le trajet entre Montréal et le Colorado, en échange d’un choix de troisième ronde pour le repêchage de 1983.

10 mars 1981 : Le gardien Michel Larocque quitte Montréal pour Toronto, en échange de Robert Picard.

9 mars 1982 : Le Tricolore échange le défenseur Guy Lapointe à Saint-Louis, en échange d’un choix de deuxième ronde pour le repêchage de 1983.

6 mars 1990 :
Le défenseur Jyrki Lumme est échangé à Vancouver contre le choix de deuxième ronde de Saint-Louis lors du repêchage de 1991, acquis précédemment.

5 mars 1991 : L’ailier droit Mark Pederson est échangé à Philadelphie en échange d’un choix de deuxième ronde lors du repêchage de 1991 et des considérations futures.

10 mars 1992 :
Le défenseur Petr Svoboda quitte Montréal pour Buffalo, en échange d’un autre défenseur, Kevin Haller.

18 mars 1997 :
Le gardien de but Pat Jablonski se rend à Phoenix, en retour du défenseur Steve Cheredaryk.

18 mars 1997 :
L’ailier droit Chris Murray et le défenseur Murray Baron s’envolent pour Phoenix, en retour du défenseur Dave Manson.

23 mars 1999 :
Vincent Damphousse est échangé aux Sharks de San José, contre un choix de cinquième ronde pour le repêchage de 1999, ainsi qu’un choix conditionnel pour le repêchage de l’année suivante.

23 mars 1999 : Montréal fait l’acquisition du joueur de centre Jean-François Jomphe, en échange de considérations futures.

13 mars 2001 : Échange de nombreux joueurs entre Montréal et Washington. Le Tricolore met dans la balance le joueur de centre Trevor Linden, l’ailier droit Dainius Zubrus et le deuxième choix du New Jersey, pour le repêchage de 2001, acquis précédemment. De son côté, les Capitals envoient à Montréal l’ailier droit Richard Zednik, le joueur de centre Jan Bulis, ainsi que leur premier choix pour le repêchage de 2001.

19 mars 2002 :
Le gardien de but Stéphane Fiset fait le chemin Los Angeles-Montréal, en retour de considérations futures.

11 mars 2003 : Montréal échange le joueur de centre Doug Gilmour à Toronto, contre leur choix de sixième ronde pour le repêchage de 2003.

9 mars 2004 :
L’ailier gauche Sylvain Blouin traverse le Canada et se rend à Vancouver, en échange du défenseur Rene Vydareny.

9 mars 2006 : Montréal laisse aller son sixième choix au repêchage de 2006 à Chicago en échange du défenseur Todd Simpson.

26 février 2008
: Le gardien de but Cristobal Huet est échangé à Washington, en échange du deuxième choix des Ducks pour le repêchage de 2009 (acquis précédemment).]]>
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<![CDATA[Les Inséparables]]> http://notrehistoire.canadiens.com/article/Stuck-On-You http://notrehistoire.canadiens.com/article/Stuck-On-You Tue, 09 Feb 2010 00:00:00 -0500
« Pour se préparer et se concentrer avant un match, Patrick avait toujours des écouteurs sur les oreilles », a expliqué Lemieux. « Juste avant la rencontre numéro quatre de la finale de la coupe Stanley contre les Flames, il a reçu un tout nouveau baladeur. J’ai alors décidé de lui lancer un défi. »

Avec les Canadiens menant la série quatre de sept 2 à 1, Lemieux, avec l’assurance qui allait lui permettre de connaître une brillante carrière, y est allé d’une déclaration fracassante.

« Je vais marquer le but gagnant et tu vas devoir me donner ton baladeur », a lancé Lemieux au futur récipiendaire du trophée Conn-Smythe cette année-là avant de sauter sur la glace du Forum le 22 mai 1986.

« Il a accepté. C’était donc à moi d’être à la hauteur de ma promesse. »

Après 40 minutes de jeu, la marque était toujours égale 0 à 0. Avec les deux équipes sur les dents alors qu’une mêlée de plus de dix minutes a éclaté, Lemieux a tenu parole. À 11 :10 au troisième vingt, le numéro 32 des Canadiens inscrit son dixième filet des éliminatoires pour rompre l’égalité en battant le gardien des Flames Mike Vernon.

Avec une avance de 1 à 0, Roy, bon joueur, a fermé la porte aux visiteurs jusqu’à la fin pour signer le jeu blanc et permettre à son coéquipier de remporter son pari.

Deux jours plus tard, les deux recrues soulevaient pour la première fois de leur carrière la coupe Stanley alors que les Canadiens ont disposé des Flames au compte de 5 à 3 au Saddledome.

Malgré tout, Lemieux conserve un souvenir amer de sa première de quatre coupes Stanley.

« Avoir su que Patrick allait connaître une telle carrière, j’aurais conservé le baladeur », a conclu Lemieux. « Je suis certain que cela vaudrait une petite mine d’or aujourd’hui. »

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<![CDATA[Le souci du détail]]> http://notrehistoire.canadiens.com/article/Attention-To-Detail http://notrehistoire.canadiens.com/article/Attention-To-Detail Mon, 01 Feb 2010 00:00:00 -0500
C’est entre autres le cas du gardien de but des Canadiens durant 11 saisons, Jacques Plante. Lorsque le numéro 1 se retrouvait devant le filet des Canadiens, absolument aucun détail n’était laissé au hasard. À l’étranger, le légendaire gardien allait même jusqu’à changer d’hôtel, se plaignant de la qualité de l’air, où ses coéquipiers dormaient.

Même sa position devant le filet était calculée au cheveu près.

Il connaissait tous les amphithéâtres de la Ligue nationale par cœur. La disposition des bandes, leur réaction par rapport aux rondelles déviées, l’espace derrière le filet. Rien n’échappait à l’attention de l’homme masqué. Absolument rien !

Lors d’un entraînement matinal au Chicago Stadium en vue de la rencontre contre les Blackhawks, Plante se plaint à ses coéquipiers d’un détail qui les laissent plutôt perplexes, incluant Jean Béliveau.

« Nous nous entraînions et Jacques avait déclaré avant la pratique, à la grande surprise de nous tous, que le filet à Chicago était plus bas que partout ailleurs dans la LNH », se souvient Béliveau, lui qui a vu son nom être gravé sur la coupe Stanley à 10 reprises en tant que joueur. « C’était quelque chose comme 1/8 ou 1/4 de pouce! »

Le plus étonnant dans cette histoire, c’est que le célèbre cerbère du Tricolore n’avait pas encore posé le patin sur la patinoire ce matin-là. Bien sûr, tous ses coéquipiers ont froncé les sourcils, se demandant comme il pouvait faire une telle affirmation.

«  Nous lui avons alors demandé comment il pouvait affirmer une telle chose », s’est souvenu Béliveau. « C’est alors qu’il nous a dit : ’Lorsque je me penche dans mon filet, c’est toujours pareil. Pas ici.’ »

Ne voulant surtout pas mettre en doute ouvertement les dires de leur gardien, Béliveau et ses coéquipiers participent normalement à l’entraînement, ne faisant aucune mention du filet supposément plus bas.

Par contre, une fois l’entraînement terminé, les joueurs du Tricolore n’hésitent pas à aller s’assurer de la véracité de ce que Plante affirmait.

«Il faut l’admettre, nous étions très sceptiques », a soutenu Béliveau. « Nous ne trouvions pas que son explication était valable. C’est pourquoi nous avons décidé d’aller mesurer le filet. Devinez quoi ? Il avait absolument raison! »

L’histoire ne raconte pas si Plante a gagné son match cette soirée-là, mais ses coéquipiers ont appris une bonne leçon : ne jamais mettre en doute la parole d’un cerbère.

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<![CDATA[Bienvenue à Alcatraz]]> http://notrehistoire.canadiens.com/article/Welcome-To-The-Rock http://notrehistoire.canadiens.com/article/Welcome-To-The-Rock Mon, 25 Jan 2010 00:00:00 -0500
Déterminé à faire tout ce qu’il fallait pour remporter la coupe Stanley, le directeur général Serge Savard et ses acolytes ont adopté certaines mesures pour se donner toutes les chances de succès en séries éliminatoires.

Question d’éliminer les distractions qui auraient pu ralentir le progrès de la jeune formation du Tricolore en 1985-1986, les dirigeants du club ont pris une décision peu populaire en écartant les joueurs de la présence de parents et amis.

« Nous passons la saison entière entourés de nos proches et comme recrues nous avons découvert cette année-là que les séries éliminatoires étaient en quelque sorte une saison de quarantaine », rappelle Brian Skrudland, un des nombreux jeunes joueurs de l’organisation à l’époque. « Je n’arrive même pas à me souvenir du nom de l’endroit, mais on nous a logé dans un hôtel au milieu de nulle part sur la Rive-Sud de Montréal. C’est là que nous nous sommes enfermés du premier au dernier jour des séries éliminatoires. »

Avec nulle part où aller, tous les porte-couleurs des Canadiens, des vétérans comme le capitaine Bob Gainey et Larry Robinson jusqu’aux recrues comme Skrudland, Patrick Roy, Stéphane Richer et Claude Lemieux étaient pris au piège.

« C’était comme se retrouver sur la route, mais à la maison. Les gars en ont profité pour surnommer l’endroit Alcatraz », raconte Skrudland, faisant référence à la réputée prison construite sur une île au large des côtes de San Francisco. « C’était comme si l’hôtel avait été bâti pour les Canadiens de Montréal. Nous étions les seuls sur place.

C’était plutôt surréaliste. Nous étions à Montréal, mais on se sentait
à des milliers de kilomètres de la ville.

« C’était au point où les gars ont décidé de porter des t-shirts avec un imprimé d’Alcatraz et ça faisait partie de l’identité de notre équipe ce printemps-là », ajoute Skrudland. « Je dois avouer que nos patrons étaient très créatifs dans leurs façons de faire de nous un groupe encore plus uni et plus fort. Alcatraz n’était qu’un exemple de la contribution de la direction. »

Sans aucune autre source de divertissement s’offrant à eux, les Canadiens ont profité à plein de leur longue sentence printanière à Alcatraz.

« Nous n’avions aucun autre choix que de nous concentrer sur le hockey et de bénéficier au maximum de notre situation », se rappelle Chris Nilan, qui s’y connaît en matière de cachot avec plus de 3000 minutes de punition en carrière. « Nous jouions au football, nous faisions des randonnées et certains gars ont perdu pas mal d’argent à jouer aux cartes au fil des semaines. Plus important encore, nous avons fait tout cela ensemble et je crois que ç’a fonctionné. »

C’est peu dire en effet. Un par un, les adversaires des Canadiens ont été éliminés, permettant à ce club, pourtant négligé, de quitter Alcatraz avec une 23e coupe Stanley entre les mains.

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<![CDATA[L’admirateur pas si secret du Golden Jet]]> http://notrehistoire.canadiens.com/article/Hull-s-Not-So-Secret-Admirer http://notrehistoire.canadiens.com/article/Hull-s-Not-So-Secret-Admirer Mon, 18 Jan 2010 00:00:00 -0500
Hull refusant de laisser un jeune amateur retourner à la maison les mains vides, ses coéquipiers ont dû s’habituer à le voir faire attendre l’autobus de l’équipe alors qu’il s’assurait que tous et chacun repartent avec un souvenir signé par le Golden Jet. Ses coéquipiers des Blackhawks ne pouvaient que hocher la tête en constatant jusqu’où certains des admirateurs de Hull étaient prêts à aller pour le rencontrer.

« J’ai toujours pensé qu’il était important de prendre le temps et de donner la chance à ces jeunes de rencontrer leurs héros, tout comme je l’ai fait dans ma jeunesse en obtenant l’autographe de Gordie Howe, » dit Hull, qui a souvent fait attendre l’autobus pendant plus d’une heure en raison de ses séances de signature.

Lors d’un voyage à Montréal à la fin des années 1960, Hull se montra généreux comme à l’habitude, retardant l’autobus à la sortie du Forum alors que les amateurs se rassemblaient autour de la bande afin de le rencontrer. Bobby se doucha ensuite rapidement avant de rejoindre ses coéquipiers impatients à bord de l’autobus.

« Je me suis assis à ma place habituelle à l’arrière et j’ai entendu une sorte de brouhaha à l’extérieur de l’autobus, » se souvient Hull. « Tout ce que j’ai entendu c’est l'entraîneur Billy Reay crier ‘Allez le jeune, sors d’ici!’. En l’espace d’une seconde, ce jeune garçon grimpe à bord, se dirige droit vers moi et me dit qu’il va jouer contre moi un jour. Je lui ai alors demandé son nom et il m’a répondu : ‘Réjean Houle’. »

Le futur attaquant des Canadiens a tenu parole et, encore aujourd’hui, ne regrette pas son action téméraire de l’époque.

« Après avoir regardé la partie ce soir-là, certains de mes amis ont décidé de se rendre là où l’autobus de l’équipe visiteuse était garée, » se souvient Houle, qui se fait encore taquiner par Hull à chaque fois que le duo se rencontre. « Lorsque j’ai constaté que la porte de l’autobus était grande ouverte et qu’il n’y avait aucun gardien de sécurité pour m’arrêter, j’ai simplement décidé de me présenter à mon joueur préféré des Blackhawks et, je l’espérais, futur adversaire. »

Non seulement allaient-ils se retrouver sur la patinoire, mais Houle et les Canadiens ont vaincu Hull et les Blackhawks en finale de la coupe Stanley en 1971.

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<![CDATA[L’affaire est Ketchup]]> http://notrehistoire.canadiens.com/article/The-Man-With-One-Red-Shoe http://notrehistoire.canadiens.com/article/The-Man-With-One-Red-Shoe Sun, 27 Dec 2009 00:00:00 -0500
À l’époque, les repas sur la route étaient souvent servis sur des tables à buffet montées dans une salle d’hôtel réservée pour l’équipe. À entendre l’ancien ailier du Tricolore Mike McPhee en parler, ces soupers étaient une occasion en or de faire un coup fumant.

« Puisque les nappes descendaient jusqu’au sol, un gars comme Russ Courtnall, Mario Tremblay ou Chris Nilan rampaient sous la table et attendaient leur victime, qui semblait toujours être notre entraîneur adjoint favori », se souvient McPhee. « Une fois, Lappy s’est levé pour aller chercher sa nourriture et ils écrasaient du ketchup sur ses souliers. Si nous ne l’attrapions pas à cette occasion, quelqu’un venait ramper sous notre table pour y arriver de cette façon. »

« Quand nous étions tous assis à la table pour manger, un de nous frappait sur son verre avec une fourchette et criait ‘Attention à vos pieds!’ », poursuit McPhee. « Tout le monde regardait ses souliers pour s’assurer qu’ils étaient propres et Lappy voyait ses souliers pleins de ketchup et il se mettait à jurer. »

De plus en plus paranoïaque sur l’état de ses beaux souliers brillants, Laperrière s’est mis à manger seul à sa table, loin du groupe avec les souliers bien en vue. Tout pour ne pas les laisser sous la table.

« Peu importe ce qu’il faisait, nous trouvions toujours le moyen de le prendre au piège », admet McPhee, gagnant de la coupe Stanley avec les Canadiens en 1986. « Il avait une bonne attitude malgré tout, mais nous savions que ça commençait à lui taper sur les nerfs. »

Lors d’un de ces voyages à l’étranger, Laperrière, exaspéré, s’est finalement vengé.

« On préparait un autre coup fumant, attendant qu’il se présente au repas », raconte McPhee. « Lappy entre dans la salle avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles en regardant au sol. Il avait roulé des gros bas blancs par-dessus ses souliers, au cas où. Puis il nous a lancé ‘Vous ne m’aurez pas cette fois!’ Que pouvait-on dire de plus? Il avait bien raison! »

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En raison d’une immense tempête de neige qui a enseveli les rues de Montréal, le travail pour combler les postes pour la photo d’équipe annuelle a été plus compliqué qu’à l’habitude. Un équipage pour le moins réduit a réussi à se rendre au Forum ce matin-là si bien que ceux présents se sont demandé pourquoi ne pas prendre un différent type de photos d’équipe.

« Nous n’étions pas très nombreux puisque la tempête avait été assez intense », se souvient Doug Risebrough, l’ancien ailier du Tricolore à propos de la longue liste d’absents, notamment l’entraîneur-chef Scotty Bowman. « Nous avons décidé de faire les choses autrement et nous avons pris une photo avec certaines personnes qui normalement n’auraient pas dû être là. »

Un des remplaçants était un régulier du Forum, Doc Serchuck, qui était de loin le préposé aux bâtons le plus âgé de tout le circuit. Serchuck, âgé de plus de 70 ans, s’occupait des bâtons de l’équipe adverse et il était un personnage populaire dans le vestiaire des Canadiens. Sa présence sur la photo était déjà assez originale, mais l’astucieux manitou de l’équipement a osé quelque chose de plus.

« Nous nous préparions pour la photo et voilà qui arrive, si ce n’est pas Doc portant l’équipement de Scotty », raconte en riant Risebrough, actuel directeur général du Wild du Minnesota. « Il avait revêtu le manteau de pratique de Scotty, son chapeau et même les gants de cuir qu’il aimait porter sur la glace à l’entraînement. Nous avons donc assis Doc à la place de Scotty en plein centre de la première rangée. C’était absolument hilarant! »

Le photographe du Journal de Montréal se trouvait aussi sur place ce jour-là et il a sauté sur l’occasion pour croquer une image qui a été parue dans l’édition du lendemain matin.

« Quand Scotty a vu Doc dans le journal avec son équipement, il s’est mis à l’agacer à partir de ce jour et ne l’a plus lâché par la suite à ce sujet », raconte Risebrough. « Le pire dans toute cette histoire c’est que c’est Serge Savard qui l’avait incité à agir de la sorte! Sacré Serge! Le pauvre vieux Doc en a pris pour son rhume. »

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Ken Dryden avait besoin d’aide, lui qui souffrait de terribles indigestions pré-rencontre et qui avait l’habitude de vomir avant chaque partie. C’est à ce moment que sont entrés en scène les médecins des Canadiens, David Mulder et Douglas Kinnear, déterminés à mettre un terme à ce rituel incommodant du jeune gardien étoile.

La solution: une potion médicale commandée par le Dr Kinnear, que Dryden devait boire avant chaque partie. Le liquide verdâtre était remis religieusement au légendaire soigneur Eddy Palchak, qui avait la responsabilité de donner l’élixir à Dryden les soirs de match.

« Il s’agissait essentiellement d’un antiacide », se souvient Mulder. « Le docteur Kinnear le faisait préparer par notre pharmacien Frank Zahalan. Ken prenait deux cuillères à table avant chaque match et les vomissements ont cessé. »

Problème résolu, vrai ? Pas exactement. Un jour, à Chicago, Palchak a accidentellement échappé et fracassé la précieuse bouteille contenant la potion de Dryden. Face à la possibilité de devoir affronter les Blackhawks avec un gardien qui ne serait pas au sommet de sa forme, le directeur général Sam Pollock s’est mis en mode « urgence ».

« Le docteur Kinnear était à l’extérieur et Sam m’a appelé et m’a dit que je devais faire quelque chose. Le problème, c’est que j’étais toujours à Montréal et je ne connaissais pas la recette », se remémore Mulder, à propos de sa mission spéciale dictée par le réputé DG du Tricolore. « Sam m’a dit de faire ce que j’avais à faire afin que la potion parvienne à Eddy à Chicago. Il ne voulait pas savoir comment j’allais procéder, mais il fallait que ça se fasse. »

Mulder a retracé Zahalan, lui a fait préparer le remède, puis a envoyé la potion à Chicago par le moyen le plus rapide possible.

« Sam a contacté une personne importante chez Air Canada et nous avons été en mesure de remettre une bouteille contenant la médication de Ken à un pilote qui s’apprêtait à quitter pour Chicago », explique Mulder. « Heureusement, la bouteille est arrivée à temps pour le match et Ken a été correct. »

Les Canadiens l’ont emporté ce soir-là et ont poursuivi leur marche victorieuse vers une 18e conquête de la coupe Stanley. Les anciens joueurs du Tricolore insistent toujours sur le fait que le travail d’équipe était un élément clé de leurs succès à l’époque. De toute évidence, ils ne blaguent pas.

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