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Lorsque l'homme d'affaires J. Ambrose O'Brien fait l'acquisition d'une franchise de l'ANH (National Hockey Association) le 4 décembre 1909 pour en faire une équipe toute francophone, le hockey est à des lieues de ce qu'il est maintenant. On jouait à sept joueurs au lieu de six, deux périodes de trente minutes non chronométrées, les gardiens ne pouvaient se coucher pour effectuer un arrêt, et surtout, les passes vers l'avant étaient interdites.


Que ce soit donc pour améliorer le spectacle, rendre le jeu plus dynamique ou pour d'autres raisons, nombreux ont été les changements au fil des ans. La période de prolongation en saison régulière disparut pendant plus de quarante ans (1942-1983), les premiers lancers de punition étaient pris sans transporter la rondelle à 38 pieds du filet (1934-1935), et c'est suite à Jean Béliveau et son tour du chapeau en 44 secondes que le joueur pénalisé revient après le premier but depuis la saison 1956-1957.

1910-1911
1911-1912

Le format original des parties employé dans les circuits antérieurs à la NHA, comme la ECAHA et la CHA, et constitué de deux périodes de trente minutes est remplacé par celui que l'on connaît aujourd'hui, avec trois périodes de vingt minutes.

Après deux saisons complètes à sept joueurs sur la patinoire, la NHA remplace ce système datant des ligues précédentes par celui que l'on connaît aujourd'hui, celui qui inclut six patineurs, dont un gardien de but.

1917-1918
1918-1919

Lors de sa saison inaugurale, la LNH fait un pas énorme en décidant d'allouer aux gardiens de but le droit de se coucher par terre pour effectuer des arrêts. Auparavant, un gardien qui se laissait choir volontairement sur la patinoire pour stopper les rondelles, se voyait attribuer un punition mineure et une amende de 2$. On peut facilement se demander où seraient l'acrobatique Jacques Plante ou même Patrick Roy et son fameux style papillon sans cette nouvelle règle ?

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Lors de sa saison inaugurale, la LNH fait un pas énorme en permettant aux gardiens de but de se coucher par terre pour effectuer des arrêts.

Suite à la première année d'activité de la nouvelle Ligue nationale que l'on peut qualifier d'expérimentale, de grands changements attendent le hockey au lendemain de la fin de la Première guerre mondiale. D'abord, la ligue procède à l'amendement des règles de pénalité. Pour les fautes mineures, le joueur puni doit servir une peine pendant trois minutes sans que son équipe puisse envoyer un substitut dans la mêlée. Pour les fautes majeures, le temps de la punition est établi à 5 minutes, règle qui s'applique encore de nos jours. Là où il y a eu changement, c'est que pour une punition de match, l'équipe du joueur pris en défaut se doit à cette époque de jouer à cours d'un homme pendant tout le reste du match.

Deuxième changement majeur : la Ligue instaure l'addition de deux lignes bleues, chacune à vingt pieds du centre de la glace, créant ainsi une zone neutre d'une longueur de quarante pieds à l'intérieur desquelles des passes vers l'avant peuvent être effectuées. On permet également les coups de pied sur la rondelle.

C'est également lors de cette saison que la ligue commence à comptabiliser les aides sur les buts, s'inspirant ainsi de la méthode utilisée dans la PCHL des frères Patrick.

1921-1922
1923-1924

Précédent cette nouvelle règle, les gardiens de but n'avaient pas l'autorisation de faire des passes à leurs coéquipiers. Or, à partir de la saison 1921-1922, les gardiens ont pu utiliser leur bâton afin de relancer l'attaque, en autant que le joueur à qui s'adresse la passe ne se trouve pas au-delà de la ligne bleue de sa zone défensive.

Également, la ligue procède à une réduction du temps à purger pour les pénalités mineures. Ainsi, un joueur pénalisé pour une infraction mineure doit dorénavant rester deux minutes au banc, plutôt que trois comme c'était le cas précédemment.

Le temps pour une période de prolongation est réduit à vingt minutes.

Une punition de match est attribuée lorsqu'une action est commise délibérément dans l'intention de blesser un adversaire. Pour une telle offense, le joueur pris en défaut était passible d'une amende minimale de 50$ en plus d'être exclu pour le restant de la partie. Un joueur à qui l'on attribue une punition de match peut être remplacé sur le jeu après vingt minutes de jeu. Le joueur expulsé doit également rencontrer le président de la Ligue pour la possibilité d'une sanction additionnelle.

1925-1926
1926-1927

Afin de mettre l'emphase sur l'aspect offensif, jugé plus spectaculaire et vendeur pour le nouveau marché qui s'ouvre au sud de la frontière, la largeur des jambières des gardiens de but se voit limitée à douze pouces, ce qui rappelle bizarrement ce règlement quatre-vingt ans plus tard.

En 1925-1926, la Ligue introduit la règle sur la pénalité à retardement, stipulant maintenant qu'une équipe ne peut tomber sous le nombre des quatre joueurs sur la patinoire, incluant le gardien de but. Ainsi, si une équipe se voit attribuer simultanément trois punitions mineures, les deux premières punitions seront écoulées à 5 contre 3 pendant deux minutes, puis suivra la troisième punition, jouée à 5 contre 4.

Deux autres règles apparaissent pour accroître l'aspect offensif du jeu. La première interdit à plus de deux patineurs le droit de demeurer dans la zone défensive une fois la rondelle sortie de cette zone. La deuxième prévoit une mise au jeu en zone défensive, près du gardien, si la rondelle est sortie de la zone pour se sortir d'une impasse. C'est l'ancêtre du dégagement refusé.

On attribue le privilège de parler aux arbitres seulement aux capitaines des équipes.

Le marqueur officiel est maintenant celui qui annonce la fin d'une période avec l'aide d'une sirène plutôt que l'arbitre avec un coup de sifflet.

Les équipes doivent également habiller un maximum de 12 joueurs, provenant d'un alignement d'un maximum de 14.

Afin d'élargir la zone neutre, les lignes bleues ont été repositionnées à soixante pieds de la ligne des buts, élargissant la zone neutre de quarante à soixante pieds.

Les poteaux des filets sont dorénavant ancrés dans la glace à l'aide d'amarres.

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Les équipes doivent habiller un maximum de 12 patineurs, provenant d'un alignement de 14 joueurs maximum.

1927-1928
1928-1929

Afin de promouvoir un jeu plus axé sur l'offensive, la ligue innove des règlements qui changeront à jamais la face du hockey. La première et plus importante de ces mesures, c'est de permettre les passes vers l'avant en zones défensive et neutre.

On a également réglementé la largeur des jambières des gardiens, les réduisant de 12 à 10 pouces.

Curieusement, malgré l'instauration de ces mesures, le gardien du Tricolore George Hainsworth ne cède que 43 buts en 44 matchs dont 22 blanchissages, un record qui tient encore à ce jour.

Avant 1910-11, le hockey se jouait à deux demis de trente minutes non chronométrés. Or, en 1927-1928, le hockey professionnel adopte le système que l'on connaît aujourd'hui, c'est-à-dire trois périodes de vingt minutes à temps chronométré. Les entractes ne duraient par contre que 10 minutes, contrairement aux 17 en vigueur actuellement.

On oblige également les équipes à changer de côté de patinoire à chaque nouvelle période.

On instaure une période de prolongation où l'équipe qui réussit à marquer le premier remporte la partie. La période de prolongation dure 10 minutes à moins qu'une équipe tranche en comptant un but.

Une punition mineure à être imposée à un joueur autre que le gardien de buts, qui ramasse délibérément une rondelle en jeu.

Une punition mineure pour avoir retardé le match à être imposée à un joueur qui expulse délibérément la rondelle en dehors de la glace.

Le filet d'Art Ross est officiellement adopté par la LNH. Plusieurs sauront surpris d'apprendre qu'avant d'être un trophée, Art Ross fut un acteur ayant joué un rôle primordial dans l'évolution du hockey, d'abord comme défenseur coriace avec les Wanderers de Montréal, puis comme vice-président, directeur-général et entraineur des nouveaux Bruins de Boston, première équipe américaine de la LNH. Son filet en forme de « B », comme ses Bruins, survivra jusqu'à la fin des années 1980.

La longueur maximale des bâtons de hockey est limitée à 53 pouces. La mesure doit être prise à partir du talon de la palette jusqu'au bout du manche. Le règlement ne prévoit pas de mesure pour la longueur minimale.

L'équipe locale possède le privilège de décider quelle zone elle souhaite défendre en premier.

Afin d'accroître le nombre de buts marqués en plein contexte de marketing chez nos voisins du Sud, cette nouvelle règle vint révolutionner la façon de pratiquer le sport le plus rapide de la planète, le rendant encore plus dynamique et rapide qu'avant. Vous serez certainement surpris d'apprendre que ce n'est qu'en 1928-1929 que les passes vers l'avant furent permises en zone défensive, ouvrant ainsi le jeu vers une nouvelle formule pour le hockey, une qui favorise la transition plutôt que la possession. Auparavant, il était interdit de passer la rondelle à un coéquipier située en avant de soi, règle similaire au rugby, sauf en zone neutre. Néanmoins, aucune passe vers l'avant en zone offensive ne fut encore permise.

Deux minutes de pénalité à celui qui délaie la partie en remettant la rondelle dans sa propre zone.

Les prolongations doivent se jouer au complet, même si une équipe réussi à marquer. Si l'égalité persiste, la partie est déclarée match nul.

Hormis des gardiens de buts, une équipe doit habiller un minimum de 8 joueurs et un maximum de 12.

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Le filet en forme de « B », une initiative de Art Ross, directeur général et entraîneur des Bruins, est adopté.

1929-1930

Après une saison à pouvoir passer la rondelle dans les zones défensives et neutres, la ligue y alla du coup de grâce pour l'avenir du sport en changeant les règles pour permettre la passe vers l'avant dans la dernière zone restreinte, c'est-à-dire la zone offensive. Cependant, on ne pouvait toujours pas faire de passes à travers l'une ou l'autre des deux lignes bleues.

Les coups de patin avec la rondelle sont permis dans toutes les zones, sauf si c'est pour pousser la rondelle dans le filet.

Pas plus de trois joueurs incluant le gardien peuvent demeurer dans leur zone défensive quand la rondelle en est sortie. Des punitions mineures à être imposées lors des deux premières infractions. Des punitions majeures par la suite. Cette règle a depuis été enlevée.

Les gardiens de buts ne peuvent conserver la rondelle. Les rondelles attrapées doivent être relâchées aussitôt. L'infraction résulte en une mise au jeu à 10 pieds devant le but avec aucun joueur sauf le gardien entre la mise au jeu et la ligne des buts. Cette même règle existe toujours de nos jours, mais on ne parle plus d'infraction, mais plutôt d'une action préventive et stratégique.

On introduit les punitions pour bâton élevé.

On élève le nombre maximal de joueurs en uniforme de 12 à 15.

21 Décembre 1929

Les passes vers l'avant, permises depuis le début de la saison, ont fait plus que doubler le nombre de buts comptés. À mi-chemin dans la saison, on instaura une règle pour empêcher un joueur de précéder la rondelle dans la zone offensive. La règle du hors jeu est alors née !

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Les gardiens ne peuvent garder possession de la rondelle, qui doit être relâchée immédiatement.